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jeudi 2 avril 2026

60 millions de consommateurs… La fin programmée !

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

© (Dessin Thierry Jollet)









Le magazine emblématique créé en 1970, bien connu de nombreux français pour ses articles clairs et didactiques autour des droits des consommateurs, ayant apporté pendant des années, une information indépendante et essentielle pourrait cesser de paraître dans les prochaines semaines !

La loi de finances 2026 préparée par le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoyait la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) et la mise en vente de sa parution papier, 60 millions de consommateurs. En cause… une situation financière trop lourde. Et bien c’est chose faite ! Confirmée dans le budget 2026 et adopté après l’activation de l’article 49.3, acté par le Sénat. Le décret publié au Journal officiel dimanche dernier, confirme la liquidation de l’INC qui édite 60 Millions de consommateurs depuis 1970.

Ainsi après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 60 millions de consommateurs est publié par un établissement public et sous prétexte de faire des économies, on liquide le lanceur d'alerte et son magazine. D’autant plus que Le motif budgétaire n'est pas démontré par rapport à tout ce qu’apporte au débat public et aux Français 60 millions de consommateurs. Il ne vend pas l'information, il la diffuse ! Celui-ci a une mission d'intérêt général, qui a été décidée il y a plusieurs décennies et qui est toujours pertinente aujourd'hui. Une ultime capitulation face aux lobbies agroalimentaires, au prix de notre santé publique !  

En décembre dernier, près de 200 journalistes, d’élus, de personnalités politiques et de scientifiques avaient dénoncé  la « mise à mort » de 60 millions de consommateurs. La disparition d’un outil public d’information et de défense des consommateurs, dans une tribune dans Le Monde. Détruire un contre-pouvoir, c’est fragiliser la démocratie. De fait le mensuel s’est érigé en contre-pouvoir important, révélant dans ses nombreuses enquêtes des cas de fraude ou de scandales. La liquidation de l’INC devrait coûter 8 millions d’euros selon le gouvernement, plutôt 11 millions, rectifie la CFDT. À noter qu’après avoir connu une longue période de déficit, l’INC était redevenu positif en 2025, avec un bénéfice de 236 000 euros et un chiffre d’affaires de 11,9 millions d’euros. Concrètement, il n’était donc plus déficitaire au moment où le décret de sa dissolution a été signé.

Depuis bientôt soixante ans, 60 Millions de consommateurs fonctionne sans publicité, sans partenariats commerciaux et donc, sans aucun conflit d’intérêts, ce qui garantit son indépendance vis-à-vis des fabricants et des distributeurs. C’est cette indépendance totale qui lui a permis de révéler de nombreux scandales d’une ampleur extrême. Finis les tests comparatifs et autres articles indépendants, finies aussi les émissions d’information Consomag et L’instant conso, réalisées en partenariat avec les associations de consommateurs et diffusées sur France Télévisions. A l’heure où la consommation a pris une place essentielle dans la vie des français, c’est un sacré paradoxe ! D’autant plus que l’exécutif prétend lutter contre la désinformation, tout en coupant les vivres à l’un des rares acteurs capables de tenir tête aux géants du commerce mondial.  

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

                                                                                                                   









Retour sur 5 enquêtes qui ont fait bouger les choses, grâce à 60 millions de consommateurs.

Ø  En pleine crise du sida, des préservatifs défectueux : À la fin de l’année 1988, le mensuel qui s’appelle encore 50 Millions de consommateurs se penche sur 41 marques de préservatifs, en testant 50 échantillons de chacune. Parmi celles-ci, 23 présentaient une résistance insuffisante et une trop grande porosité. De quoi les rendre inefficaces pour protéger du VIH. Pourtant, plusieurs bénéficiaient de la certification NF. Cette révélation a entraîné le retrait du marché des modèles défectueux, mais aussi une amélioration de la norme NF et un contrôle plus rigoureux des fabricants. 

Ø  Des hausses de prix abusives dénoncées : De novembre 2007 à janvier 2008, les prix des yaourts, du lait UHT, des pâtes, des fromages, du beurre, des céréales, des biscottes, des pains de mie, du riz et du jambon se sont envolés de 5 % à 48 %. Des modifications tarifaires impossibles à justifier par la hausse des matières premières. Après les révélations du mensuel en mars 2008, le gouvernement de François Fillon s’était engagé à traquer les « abus » dans les prix en grandes surfaces. 

Ø  Des résidus toxiques détectés dans des produits d’hygiène : début 2016, 60 Millions de consommateurs disséquaient la composition de produits d’hygiène féminine. Le magazine a détecté des molécules indésirables dans onze références de tampons et de serviettes hygiéniques. Cinq de ces onze références étaient concernées par des résidus de substances potentiellement toxiques, notamment des traces de dioxines (polluants industriels), mais aussi du glyphosate ou encore des résidus d’insecticides. Quelques jours après ces révélations, la marque Organyc retirait 3 100 boîtes de protège-slips. Une semaine plus tard, la secrétaire d’État chargée de la consommation saisissait l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) et convoquait les professionnels du secteur. De nouvelles études ont été menées début 2017 sur des couches pour bébé. 60 Millions de consommateurs avait alors relevé la présence de résidus similaires (dioxines, glyphosate…). Là aussi, l’Anses avait été saisie. 

Ø  Révélation de frais bancaires illégaux : En septembre 2018, c’est le système bancaire qui passait sous la loupe de 60 Millions de consommateurs. Une enquête menée conjointement avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf) leur a permis de révéler que la Banque populaire et la Caisse d’épargne usaient d’un système de facturation illégal à l’encontre des clients en difficulté financière. Quelques heures après ces révélations, le ministre de l’économie d’alors, Bruno Le Maire, les jugeait « préoccupantes » et méritant d’être « tirées au clair ». Saisies, les autorités du secteur financier conduisaient dès le lendemain des contrôles au siège des deux banques. Le soir même, celles-ci annonçaient rétropédaler et modifier leurs pratiques. 

Ø  Alerte sur les poupées pédopornographiques : Très récemment, le magazine s’est illustré en tirant la sonnette d’alarme à propos de la vente de poupées à caractère pédopornographique sur le site chinois Shein. Alerté par une lectrice le 30 octobre 2025, le mensuel en a dénoncé la vente auprès de la Répression des fraudes (DGCCRF) dans la soirée du même jour. Deux jours après que le magazine s’en est fait l’écho, le procureur de la République avait été saisi et les poupées ont été retirées de la plateforme. Depuis lors, la justice a ouvert de nombreuses procédures contre des acheteurs de ces articles. 

" Une exécution discrète, presque bureaucratique… Perdre l'INC, et son magasine 60 millions de consommateurs, c'est laisser le consommateur un peu plus démuni face au marketing industriel. Tout le monde va en payer le prix. Sauf pour ceux qui ont pour objectif de maximiser leur profit en réduisant la qualité des produits. Ce n'est pas la première attaque, mais il semblerait que celle-ci soit la bonne ! "

Éric.L 

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 31 octobre 2024

Halloween… "Et même pas peur !" 😈 🎃 👻

C’est Halloween… cela ne vous a certainement pas échappé ! Et ce jour-là, tous les enfants se déguisent, les adultes aussi, quelquefois ! Le thème en est l’épouvante… Costumes de fantômes, lutins, chauve-souris, dracula, frankenstein, sorciers (ères)... Ainsi, chez les enfants, Halloween a fini par s'imposer à coup de citrouilles et de fantômes !

Aussi, le soir de ce jour, les enfants vont de porte à porte, et par la formule " un mauvais tour ou une douceur ! " Ils obtiennent bonbons et chocolats. C’est également la tradition d’acheter une citrouille et de la sculpter en forme de tête effrayante ! La fête d’Halloween a été remise à la mode après de nombreux siècles d'oubli. C'est une fête très populaire aux Etats-Unis, mais qui est d’origine européenne. Elle nous est revenue de son voyage américain… mais avec une bonne teinte commerciale !

Les couleurs d’Halloween sont… le noir de la nuit et de la mort et l’orange des premières lueurs de l’aube et de la citrouille son emblème ! Celle-ci rappelle la lanterne de la légende de Jack O’Lantern, trop avare pour aller au paradis et condamné à errer sur terre avec sa lanterne car même le diable ne voulait pas de lui !

"Bien entendu, chacun reste libre d'apprécier, ou non, la célébration de cette fête. Certaines personnes considèrent "Halloween" comme une fête commerciale sans intérêt, tandis que d'autres, y voient tout simplement une expression sympathique de la culture populaire !"

Éric.L

              Posté par le p'tit rapporteur du Magarin                

mercredi 11 mai 2022

Ce téléphone si intelligent… Puis la promesse d’une certaine vacuité de l’observation !

Le téléphone intelligent a de nombreuses qualités ! Mais ce n'est pas à moi d'en faire la publicité, ses promoteurs s'en chargent à merveille à la télévision, sur le web, dans les magazines… Pour ma part, Je me contente juste de me satisfaire tous les jours, de la disparition de ce téléphone si intelligent de ma vie ! 
 
J'ai réalisé il y a peu que ce charmant objet, si pratique, si nécessaire, si vital, a fait peu à peu disparaître deux activités primordiales du cerveau humain que sont l'ennui et l'observation ! Car finalement pourquoi s'ennuyer quand on peut regarder des vidéos de YouTube ou de Tik Tok dans une salle d'attente ? et pourquoi regarder ses voisins dans la même salle d'attente lorsqu'on peut regarder ses notifications Facebook ? Des notifications de la plus haute importance il va de soit ! Ou encore être sur des jeux entrecoupés de pubs, qui ne rapportent que des chimères ?
 
J'ai réalisé il y a peu que j'étais beaucoup trop sensibles aux vidéos, jeux et aux notifications Facebook pour pouvoir y résister ! Alors J'ai donc décidé de me séparer de ce téléphone si intelligent qu'il me rendait parfaitement débile. Depuis, lorsque je sors d'une salle d'attente, ou d’ailleurs, je sais combien de personnes s'y trouvaient, j'ai tenté de deviner ce qu'ils faisaient comme métier, quelle étaient les rêves qu’ils pouvaient bien avoir et j'ai construit dans ma petite cervelle pleine d'ennui le roman de leur vie. Ainsi, et pour ma part, le monde qui nous entour n'est plus dans le fond de ma poche… mais sous mes yeux, et c'est bien suffisant pour me rendre heureux !
 
Car finalement, notre imagination se nourrie de notre curiosité pour le monde qui nous entoure ! Il est un espace fait de découvertes, de connaissances, de partages, et principalement… des petits plaisirs de l’observation de notre société et de notre environnement. Et puis, comprendre et connaître ce qui nous entoure, n'est-ce pas aussi mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons ?
 
"Alors oui maintenant, je sais que ce téléphone si intelligent qu'il me rendait si parfaitement débile, ne me servait pas à grand-chose… si ce n’est qu’a l’utilité que doit avoir un téléphone !"

Éric.L

Pourquoi découvrir ce qui nous entoure… puisque l'on a notre téléphone si intelligent ! 

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 5 février 2022

JO d’hiver 2022… Des jeux sans neige et sous cloche !

Le Jean-Claude Dusse qui sommeille en vous, tout comme moi ! Vous avez certainement levé un sourcil quand le Comité international olympique (CIO), a désigné une ville située 44 mètres au-dessus du niveau de la mer, déjà hôte des JO d'été (2008), pour accueillir le cirque blanc ? Pékin 2022 des JO d'hiver avec 100% de neige artificielle, une triste première !
 
Ce à quoi Le CIO rétorque que l'enneigement naturel n'est plus une condition nécessaire pour postuler. "Aujourd'hui, en quoi des Jeux d'hiver en Italie ou en France seraient-ils utiles pour le développement du sport d'hiver ? Les accorder à un pays émergent, c'est plus intéressant." Autrement dit, La logique géographique a fondu elle aussi face à la conquête de nouveaux marchés ! Après, on peut assumer complètement le côté artificiel et skier sur du plastique, ou même sur du sable ! Alors… a quand les premiers JO d'hiver dans le désert ?  
 
Pas un centimètre de neige n'est tombé sur le domaine skiable de la station de Yanqing ! Une région connue par ailleurs pour sa grande aridité. Les images sont stupéfiantes ! Le massif montagneux qui entoure la station de Yanqing, au nord-ouest de Pékin, où vont se dérouler les épreuves de ski alpin des Jeux Olympiques, est vierge de tout flocon. Pas un centimètre de neige naturelle à l'horizon ni à se mettre sous les spatules, rien !
 
Ainsi, pour la première fois de l’histoire des JO d’hiver, les épreuves se dérouleront sur une neige 100% artificielle. Au total pour ces Jeux 2022, près de deux millions de mètres cube d’eau ont été utilisés pour produire 1,2 million de mètres cubes de neige artificielle. Magie des canons à neige, qui projettent dans l'air froid des gouttelettes d'eau pour fabriquer des flocons garantis sur facture ! Il est à noter que les Chinois n'ont rien inventé, car la pratique a commencé aux Jeux de Lake Placid, aux Etats-Unis, en 1980, avant d'être industrialisée au tournant du XXIe siècle.

Ces Jeux olympiques de Pékin 2022, qui se sont ouvert ce vendredi 4 février, auront également la spécificité de se dérouler sous cloche, en raison des risques de reprise de l’épidémie de Covid-19 !
 
"L’organisation de cet événement sportif, dans de telles conditions climatiques, relance le débat des limites auxquelles peut être confronté le grand divertissement mondial qu’est devenu le sport ! Un débat auquel est déjà confrontée la prochaine Coupe du monde au Qatar. La planète vibre pour le sport, oui, mais à quel prix ?"

Éric.L

Le site olympique de Zhangjiakou (Chine). LINTAO ZHANG / GETTY IMAGES ASIAPAC

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 8 janvier 2022

Ces résolutions de nouvel an… Que l’on ne tient jamais !

Qui dit nouvelle année dit bonnes résolutions ! Le Nouvel An représente pour beaucoup un moment pour repartir sur de bonnes bases et adopter de nouvelles habitudes de vie. Un temps idéal pour prendre des résolutions et intégrer de nouvelles choses. L’occasion ou jamais de s’engager à vivre mieux, autant pour sa santé morale que physique, sans oublier son bien-être. 
 
Mais à quoi bon prendre des résolutions si finalement on ne les tient pas? La plupart des gens ont du mal à tenir leurs résolutions plus d’une semaine et les plus investis persistent à les garder pendant un mois ou deux ! Mais pourquoi les abandonnons-nous si rapidement? Sommes-nous tous des lâcheurs?
 
Le problème est que la majorité d’entre nous, prenons des résolutions trop générales ou trop peu personnelles comme « manger mieux », « faire de l’exercice » ou bien « profiter davantage de la vie ». Il est difficile d’atteindre des objectifs lorsque ceux-ci ne sont pas précis et ne reflètent pas nos besoins intrinsèques. Si vous prenez une résolution qui ne vous tient pas vraiment à cœur, ça ne fonctionnera pas. Le secret pour tenir ses résolutions est de se fixer des buts simples, clairs, réalistes et qui nous procurent de la joie. Il faut que nos buts restent faisables… et pourquoi pas, aussi amusants. Alors rien que pour vous, je vous propose quelques résolutions simples !   
 
Cuisiner et reprendre contact avec une alimentation saine et variée…
Je vous suggère de vous reconnecter à votre alimentation, de cuisiner plus, d'oser tester de nouvelles recettes, de nouvelles saveurs et d'intégrer une variété d'aliments à vos repas. C'est l'occasion de consommer plus d'aliments frais et de redécouvrir le plaisir de créer son propre festin axée sur la sensorialité ! 
Se lever du divan…
La résolution ici, c’est tout simplement d’être moins sédentaire, même un tout petit peu. Chaque mouvement compte ! Bref, c’est de bouger un peu plus, c’est de pratiquer une activité qu'on aime vraiment, c’est d'aller faire plus de petites marches pour se faire du bien au mental et se couper des écrans ! 
Interagir réellement plutôt que virtuellement…
La contradiction de notre époque est que nous sommes plus « connectés » que jamais, mais la plupart du temps nous sommes connectés virtuellement ! Et peut-être pas de façon aussi authentique qu'on le voudrait !
Apprendre quelque chose de nouveau…
On ne devrait jamais arrêter d’apprendre ! Il y a tant de choses à découvrir à portée de main. Aujourd’hui, avec Internet, les musées, les cours offerts ainsi que toute la documentation disponible, il ne suffit que d’un peu de volonté pour accéder au savoir et apprendre ce que l’on veut!
Retourner en enfance et s'amuser plus…
Eh bien voilà une résolution facile, n’est-ce pas? Une résolution n’a pas besoin de ressembler à un défi insurmontable, au contraire! Retourner en enfance, c’est ramener la simplicité dans son quotidien, c’est de ne pas toujours se prendre au sérieux, c’est de prendre la vie avec un grain de sel ! 
Vaincre une peur ou deux…
Que ce soit l’échec, l’amour ou les araignées… Nous avons tous une peur qui nous hante et qui parfois, nous empêche d’aller vers l’avant. Laissez-moi vous poser cette question clichée : si vous deviez mourir maintenant, auriez-vous accompli tout ce que vous vouliez? Alors cette année, on prend notre courage en main, on prend une bonne respiration et on brave les obstacles qui nous rebutent !
Connaitre la magie…
Se placer dans des situations qu’on n’aurait jamais imaginées. C’est là que surgit la magie ! Car dans cette zone où l’impossible se rapproche du possible, on vit l’imprévisible ! Nos œillères tombent et l’on voit tout ce que la vie peut nous apporter. Les seules limites qui existent sont celles que l’on s’impose. Lorsqu’on les repousse, on se transforme, on réalise alors que tout ça dépasse le réel… mais est-ce bien réel ?
Osez…
Sortez de votre coquille et osez ! Osez une nouvelle tendance mode audacieuse qui vous plaît. Osez demander le numéro de téléphone à la personne qui vous intéresse. Osez pleurer si vous avez de la peine. Osez changer de travail si vous n’aimez pas le vôtre. Osez envoyer un deuxième texto de suite à la personne qui ne vous répond pas. Osez sortir de votre zone de confort ! Faites-le avec confiance ! Vous pourriez être surpris de la tournure des événements, et surtout, dites vous que vous ne méritez pas d’être ignoré !

"Bref, pour cette année… On s’affirme, on se fait confiance, on agrandit son terrain de jeu, et on agit pour s'apporter plus de joie au quotidien. On n’a qu’une seule vie à vivre et c’est maintenant !"

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 9 avril 2021

Derrière chaque image… Il y a toujours une histoire !

L'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui remonte maintenant à quelques décennies…
Un jour, le chef d'une communauté de "gens du voyage" qui recherchait un endroit pour installer leur camp, demanda l'autorisation à Monsieur le maire s'il pouvait stationner sur le territoire de notre commune. La réponse fut positive, mais à condition de respecter le bien vivre ensemble !

Le site qui fut choisi se trouvait à bonne distance du bourg (pour l’époque), mais néanmoins assez proche de l'école et du stade, deux endroits stratégiques pour une bonne intégration dans l'espace et le temps ! Et puis au fil des saisons… les roulottes ont été fixées au sol, puis transformées en baraques de plus en plus solides, des terres ont été achetées pour pouvoir y construire des maisonnettes et bientôt des maisons. Le tout sans qu'on entende jamais personne se plaindre de cette communauté. Les habitants de notre commune, ne manquant néanmoins pas d’un certain humour avaient alors appelé ce lieu "Le Parc".

De nos jours, ce camp de fortune qui fut installé il y a maintenant bien longtemps, est devenu un hameau à part entière ! Et si l’on passe par ce lieu, rien ne le différencie du bourg ou des autres hameaux de notre commune. Mais on peut tout simplement y voir… un modèle d'intégration comme on en rêve dans le meilleur des mondes possibles ! Ne croyez-vous pas ?

"Comprendre et connaître notre contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons… C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier !"

Éric.L

Posté sur le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 4 décembre 2020

Le calendrier du vent 2020… Aliments pas vraiment "made in France", emballages trompeurs, additifs en pagaille !

Pour la deuxième année, L’ONG Foodwatch a lancé mardi 1er décembre, son "calendrier du vent", qui est évidement une parodie du fameux calendrier de l’Avent ! Derrière les apparences traditionnelles, chics, dorées et festives des produits que nous retrouvons dans les rayons des supermarchés lors des fêtes de fin d’année se cachent en réalité des arnaques sur l’étiquette toujours aussi nombreuses et pernicieuses. Après une première édition du Calendrier du Vent en 2019 qui a poussé 5 industriels à revoir leur copie (comprenez : leur étiquetage), foodwatch renouvelle l’opération en 2020. Il nous dévoile chaque jour du 1er au 24 décembre un nouveau produit qui présente une arnaque sur l’étiquette. À partager sans modération !

Cette ONG dénonce le manque de transparence de certaines étiquettes, et recommande une certaine vigilance lors de nos courses alimentaires au supermarché. Derrière chacune de ses 24 cases que trouve-t-on ? Des escargots "de Bourgogne" polonais, des boîtes de chocolats à l'huile de palme, ou encore un "Délice de courgettes au chèvre" qui contient... 0,2% de poudre de fromage ! Par cette action, il s'agit pour Foodwatch, de pointer du doigt des produits qui induisent en erreur, parce que des informations sur l'emballage vendent du rêve alors que la réalité des produits est souvent assez différente, explique la directrice générale de Foodwatch France, Karine Jacquemart.

Plusieurs grandes catégories d'arnaques sur l'étiquette ont été décelées par l'ONG et les consommateurs. Par exemple, certains emballages paraissent bien plus volumineux que ce qu'il y a réellement à l'intérieur. "Ici, on a un fond du pot qui est incurvé vers l'intérieur. On a calculé environ 13% de volume en moins", explique Karine Jacquemart, un pot de rillettes à la main.

Des prix multipliés par 10…

Lors des fêtes de fin d'année, certaines marques en profitent aussi pour faire gonfler les prix. Par exemple sur la confiture de figues... "Le problème, c'est qu'elle coûte jusqu'à 10 fois plus cher que des confitures de figues équivalentes. Pourquoi ? Parce que l'on a un tout petit volume, mais surtout on a une mention 'accompagnement pour foie gras'... alors que c'est tout simplement une confiture de figues", détaille la directrice générale de l'ONG.

Le "made in France"…

Certains produits se vantent aussi d'être "made in France" alors que leur provenance est tout autre. C'est le cas notamment d'une boîte d'escargots "de Bourgogne" très trompeuse. " Car il s’avère en réalité que les escargots, et bien ils viennent… de Pologne !  

Composition trompeuse…

D'autres produits vantent dans leur composition des ingrédients alléchants… qui sont en réalité présents en quantité ridicule. Comme le "Délice de courgettes au chèvre" ! ll faut retourner l'emballage et aller voir dans la liste des ingrédients en tout petit pour découvrir qu'il y a 0,2% de poudre de fromage de chèvre ! 

Huile de palme et additifs en pagaille…

A l'inverse, certains ingrédients posent problème pour l'ONG, comme l'huile de palme, décriée pour ses conséquences sur la déforestation. "On la retrouve dans des chocolats de Noël par exemple", note Karine Jacquemart. Autre sujet d'inquiétude pour Foodwatch : certains additifs controversés, notamment les nitrites. L'ONG s'est même alliée à Yuka et la Ligue contre le cancer pour demander l'interdiction des additifs E249 (nitrite de potassium), E 250 (nitrite de sodium), E251 (nitrate de sodium) et E252 (nitrate de potassium) utilisés dans la charcuterie industrielle. En attendant, on les retrouve toujours dans de nombreuses préparations culinaires !

« Tandis que les températures fléchissent, nos porte-monnaies s’affaissent et l’éthique de certains industriels vacille ».  Élan poétique de Jean-Hugues 

"La situation sanitaire pousse certain (e·s) d’entre nous à faire leurs courses en toute hâte. Nous sommes aussi de plus en plus nombreux (ses) à vouloir consommer des produits français. Certains industriels l’ont bien identifié et tentent d’en profiter… alors gardez les yeux bien ouverts, et méfiez-vous de l’impression que donne le marketing des produits au premier coup d’œil !"

Bonnes fêtes à toutes et tous ! 

Éric.L
Pour plus d'information : DÉCOUVRIR LE CALENDRIER

Vous pouvez suivre la publication des cases tous les jours sur le site internet mais aussi sur Facebook ou sur Instagram

Pour plus d’information sur cette ONG : https://www.foodwatch.org/fr/accueil/

#OnVousVendDuVent 

                                 Posté par le p'tit rapporteur du Magarin 

mercredi 4 novembre 2020

Sous le sapin… entre tradition et vacuité festive !

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais il y a cette expression que l’on utilise souvent sans y penser : "C’est chaque année la même chose". On peut y lire dans celle-ci un brin de fatalisme, ou alors y trouver une belle pérennité. Nous pouvons trouver qu’Il existe de la lourdeur dans ce qui semble ne pas évoluer, mais de la même façon, on peut y voir la tradition dans ce qu’elle a de plus noble ! 

Il y a peu de temps, je marchais dans la rue, lorsque soudain passant devant une vitrine, j’ai eu le regard attiré par des lumières de fête. Oui, c’était déjà les guirlandes et les boules, on était à peine fin octobre et déjà les premières enseignes mettant en scène cadeaux et décorations de Noël ! Je dois dire qu’à cette seconde, je fus un brin fataliste me disant "c’est chaque année la même chose". À cette époque venteuse et colorée du jaune des feuilles des arbres, je trouve peut être comme vous que c’est un peu tôt pour nous faire glisser vers les festivités de fin d’année ! Ironisant comme vous encore, sur ces commerçants si pressés de nous voir nous presser, regarder nos listes, acheter des cadeaux pour tout le monde.     

Mais je dois vous l’avouer, pour ma part, cette réflexion ne dure jamais bien longtemps. Il est vrai que j’aime les fêtes de fin d’année, y voir le reflet des étoiles dans les yeux des enfants, qui arrachent les papiers cadeaux. Alors je trouve que l’on a beau y être embarqué un peu malgré nous, cela reste un rituel heureux, un partage… la trêve de Noël ! Ce n’est pas le temps de l’insouciance, mais un instant suspendu entre deux soucis, deux angoisses, deux courses en avant ! Toutefois Je ne sais si c’est votre cas, mais pour cette année, je le sens mal !

Je me projette et imagine les semaines à venir, sans marchés de Noël et mini chalets de bois, sans bousculade dans les magasins à la recherche du cadeau de dernière minute, sans cette effervescence de fin d'année, sans réveillon, sans le regard émerveillé des enfants ouvrant leurs cadeaux, sans… sans… 

Car il y aura sûrement une nouvelle étude qui nous démontrera que le virus a une prédilection pour les huîtres, le foie gras, et surtout les aiguilles de sapin, mais aussi les boules, qu’il s’y accroche, que tout cela est hyper dangereux. S’il y a de la neige, on viendra nous dire que c’est terrible, que les flocons peuvent multiplier le virus. Et puis un ministre viendra certainement le 20 décembre nous annoncer que l’on ne peut pas être plus de deux pour réveillonner en famille, qu’il faut porter des masques, mais attention, ceux avec des étoiles dessus ne sont pas fiables. Et puis, les enfants devront respecter un couvre-feu à 18 heures, etc. Vous croyez que j’exagère? A peine !  

"Alors pour vous c’est chaque année la même chose ? Noël, comme une trêve, un instant suspendu entre deux soucis… mais qu’y aura-t-il sous le sapin cette année ? Car si sous le sapin il y a le Covid, sous le sapin, il y aura le vide !"

Éric.L 

Sous le sapin…
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 8 août 2020

La tomate… Un scandale bien français !

Avec les beaux jours, elle réapparaît sur les étals et s'invite en salade chez trois Français sur quatre. Mais la tomate trompe son monde depuis trop longtemps ! Accusée numéro un… La Cœur de bœuf, qui n'est souvent qu'un croisement sans saveur !

Comme tous les ans, elle revient, juste après la fraise, sa pleine saison débute en mai. La tomate est de retour sur les étalages des marchés français. Elle est charnue, brillante et d'autant plus appétissante que ses formes et son nom suggèrent que l'on vous propose une variété ancienne comme la très appréciée Coeur de boeuf. Sauf que, sous cette appellation, se cachent des produits qui n'ont rien d'authentique ou goûteux. L'association CLCV ( Consommation, logement et cadre de vie) le rappelait dans une enquête publiée  et par la même, demandait une clarification de l’information délivrée, concernant les tomates de type « côtelées » dont l’étiquetage évoque encore souvent la tomate de variété cœur de bœuf, sans apporter le plus gustatif que les consommateurs en attendent !

Ce n’est pas, fort heureusement, un nouveau scandale sanitaire. Mais, presque aussi grave, une gigantesque supercherie qui risque de longtemps prolonger la défiance des consommateurs envers ce qu’on leur donne à manger. Cela fait une quinzaine d’années maintenant que la tomate, deuxième produit le plus consommé du rayon primeurs, derrière la pomme de terre, est devenue l’enjeu d’une bataille commerciale acharnée. Jamais on n’a vu sur le marché des fruits et légumes un produit aussi "marketing". Il faut bien dire qu’il y avait là, tous les ingrédients ! Une forte demande des consommateurs et donc des enjeux financiers considérables, une non moins forte insatisfaction de ces consommateurs qui regrettent tous le goût des tomates d’antan, la pression de la grande distribution qui réalise entre 6 et 10% de ses ventes de primeurs avec la tomate et enfin, l’absence jusque-là de stratégie marketing élaborée. Il se consomme aujourd’hui plus de 14 kg de tomates par an et par habitant en France. Ce marché pèse 1,3 milliard d’euros !

Dans les années 2000, la grande distribution a senti que ses clients étaient en train de se lasser des tomates en vrac, sans odeur, sans saveur, cultivées hors sol. Il faut bien reconnaître que le comportement des consommateurs est paradoxal… Ils demandent des tomates toute l’année, ce qui oblige les commerçants à s’approvisionner au Maroc, avec des produits pouvant supporter le transport et une conservation plus longue, et donc moins de goût, et, dans le même temps, ils se plaignent du goût insipide des tomates qu’ils achètent en plein hiver !

La solution pour appâter le chaland…
C’est la filière bretonne (1/3 des ventes) qui a trouvé la solution grâce à plusieurs innovations. Une réactivité qui permet à la Bretagne  et à sa voisine, les Pays de la Loire de fournir aujourd’hui plus de la moitié de la production française ! La tomate grappe est alors née. Avec son aspect plus sauvage, sa couleur rouge éclatant, et ses fruits reliés entre eux par une tige libérant un fort parfum caractéristique, elle a été longtemps le produit parfait. Elle a été suivie par la tomate cerise, qui a permis à ce produit de s’inviter à l’heure de l’apéritif et dans les utilisations nomades, deux moments de consommation qui font rêver toute l’industrie alimentaire. La tomate a aussi bénéficié des recommandations sanitaires sur la consommation de 5 fruits et légumes par jour. Il est plus facile de prendre des tomates cerise que des brocolis ou même des endives. Mais les consommateurs ont fini par se lasser aussi de la grappe pour la simple raison qu’elle n’est pas très bonne ! Produite hors sol, son goût est assez fade même si son odeur est puissante. "On n’en veut même pas pour faire du ketchup, car cela obligerait à rajouter beaucoup d’arômes et de sucre", confie un professionnel.

Le filon juteux des tomates anciennes…
Les experts en marketing, ont bien entendu ce qui revient constamment dans les commentaires des consommateurs : "les tomates étaient meilleures autrefois !". Qu’à cela ne tienne, il suffisait de relancer, en les adaptant, les variétés de tomates anciennes. Surfant sur la mode des légumes oubliés et le discours des grands cuisiniers passionnés par leurs potagers, la filière bretonne s’est mise à produire en quantité industrielle des croisements de tomates ayant l’aspect des "cœurs de bœuf" ou d'autres variétés anciennes. L’idée de départ, consistait à segmenter à nouveau le marché en créant cette catégorie plus lucrative encore, des tomates oubliées, une segmentation par la taille, par la forme et par la couleur. Un énorme succès ! Ces variétés sont largement plébiscitées par les consommateurs. Mais le seul inconvénient, toujours le même, c’est le goût ! "Ce que l’on appelle cœur de bœuf " sont à 90% des produits insipides, creux, à la peau épaisse et de consistance farineuse, s’indigne Alain Cohen, grossiste à Rungis. Car il faut le savoir... la véritable cœur de bœuf est savoureuse, molle quand elle est mûre et ne se conserve pas plus de trois jours !

Consciente du problème, la DGCCRF a invité à plusieurs reprises les commerçants à ne qualifier de cœur de bœuf que les tomates (elles sont très rares dans le commerce) de cette variété et non pas les nombreux croisements que l’on en fait. L’enjeu économique est considérable quand on sait que les variétés croisées ont un rendement cinq à six fois plus efficace à l’hectare !

"Et le problème n’est pas près d’être résolu car derrière cette cœur de bœuf plébiscitée par les Français, d’autres variétés contrefaites sont en rayon ! La tomate ananas, la noire de Crimée, la Green zebra… La salade va prendre des couleurs mais le consommateur qui rit jaune, risque de faire une colère noire !"

Éric.L
Source d’inspiration : World Wide Web…


Posté par le P'tit Rapporteur du Magarin

lundi 11 mai 2020

Le grain de sel du p’tit rapporteur... Ou la vacuité de gestion d’une crise sanitaire !

Avez-vous remarqué sur ces dernières semaines, comment nos dirigeants et politiques ont salué régulièrement la résilience de soignants héroïques, l’exploit du transfert de patients en réanimation vers des zones «moins en tension», le doublement des lits de réanimation… Mais que saluent-ils enfin, sinon la force d’âme et l’attachement viscéral du service public, au service du public, d’une foule de médecins, d’infirmières, de brancardiers, d’aides soignants, qui pendant des années avaient alerté en vain sur leurs conditions de travail. Avaient manifesté pour dénoncer, dans l’indifférence des gouvernants, les risques que faisait courir à la population la schlague comptable érigée en dogme, à travers les Agences régionales de santé, les schémas organisationnels, les certifications fumeuses !

J’ai découvert il y a peu le coût de huit semaines de confinement… Une ardoise à 120 milliards d’euros. Vous imaginez cette somme, vous ? Je veux dire, ça représente quelque chose, concrètement ? Ou c’est juste comme Lucile, la batte de base-ball de Negan dans Walking Dead, une sorte de présence terrifiante que vous n’osez pas imaginer, mais qu’on vous ressortira de temps en temps pour vous faire bien flipper ! Allez… il est l’heure de sortir maintenant, il est l’heure d’aller prendre les transports en commun et de retourner bosser parce que… oh la la… 120 milliards d’euros ! Déjà le patronat t’explique que c’était bien beau les vacances, mais qu’il va falloir mettre un coup de collier, là ! Les congés payés, les heures supplémentaires, toutes ces fariboles… il va falloir être un peu raisonnable, 120 milliards, quand même ! Néanmoins Je n’arrive pas bien à visualiser…

Mais de tête comme ça, je dirais que 120 milliards, c’est beaucoup plus gros que 992 millions, non ? Parce que 992 millions, c’est la valeur maximale qu’a atteint, en 2010, le stock stratégique de protections en cas de pandémie et cela incluait, outre les masques, des antiviraux. Ce stock de masques, nous le savons tous maintenant même si l’on a tenté de nous le cacher aussi longtemps que possible, s’est évaporé, par incurie, et par cette préoccupation managériale qui a tout supplanté depuis des décennies, le principe de précaution comme le souci de l’humain !

Que ceux qui ont défendu, appliqué, imposé ce dogme quittent la salle. Qu’ils s’éclipsent. Qu’ils se taisent ! Je ne peux plus entendre les ministres (anciens ou actuels), le directeur général de la santé, les politiques de droite et de gauche qui ont défendu ce qu’on appelle poliment «une politique d’austérité», bavasser sur les plateaux. Taisez-vous ! Que le bilan humain de votre bassesse soit consternant cela n’étonne personne. On ne s’attendait pas à grand-chose de ce côté-là ! Vous seriez un syndic de copropriété, les Français vous vireraient sur la route avec du goudron et des plumes dès la crise passée. A moins que vous réussissiez, avec l’aide des chroniqueurs de plateaux enamourés, à nous convaincre que vous avez bien géré ! Et surtout que personne n’aurait pu prévoir, que 2 et 2 font 5… certes, nous sommes habitués à ce que les politiques nous mentent ! Mais a ce niveau, ce n’est plus un sketch, c’est une performance artistique ! Il y a quelque chose de fascinant à voir ces hommes se comporter comme si Internet n’existait pas. Alors responsable, mais pas coupable ? Un vieux débat, qui, forcément reprendra des couleurs. Ainsi protégé par une immunité vous échapperez juridiquement… Mais symboliquement ?

Si nous voulons faire de cette crise sanitaire "une opportunité", nous devons absolument sortir de nos pré-carrés, de nos vérités toutes faites. Tout le monde a compris qu'une entreprise, ce n'était pas seulement un capital et un dirigeant, mais aussi des travailleurs. N'oublions pas que l'on crève de nos inégalités sociales ! Comme on crève de puiser de façon inconsidérée sur les réserves de la planète. Nous nous apercevons de la nécessité et de l'importance des services publics qui ne doivent pas être considérés juste comme un coût mais aussi comme des services !

"Avec cette crise sanitaire, nous plongeons dans quelque chose que nous ne connaissons pas… Avec tous les risques que ça suppose pour la démocratie ! La classe politique de tous bords devra être déterminante... reste à savoir si elle sera ou pas à la hauteur !"

Éric.L
Source d'inspiration : Word Wide Web...


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mercredi 15 avril 2020

Coronavirus… Ou le quart d’heure de gloire de ces "premiers de tranchées" !

Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des enseignements de la pandémie du Coronavirus, on peut cependant déjà affirmer qu’elle aura permis de mettre en lumière un contraste frappant, entre l’utilité sociale de certains métiers, mais aussi leur degré de reconnaissance salariale et symbolique !

Ainsi, chauffeurs routiers, livreurs, caissières, magasiniers et caristes, aides-soignantes et infirmières, éboueurs… sont brusquement devenus des héros ! Alors qu’ils étaient hier encore des rouages invisibles et souvent méprisés de notre économie. Ces catégories qui portent aujourd’hui l’économie de guerre (sanitaire) à bout de bras, en tenant leur poste en pleine épidémie quand beaucoup de cadres et de managers télétravaillent depuis chez eux (ou depuis leur résidence secondaire), ces travailleurs du back office ont de nouveau acquis une haute visibilité sociale. Ils recueillent désormais sourires et applaudissements dont un grand nombre de nos concitoyens se montraient fort avares hier encore !

Peut-on voir dans ce renversement de la hiérarchie de la considération symbolique, une forme de revanche sociale, ou simplement et uniquement imposée temporairement par la crise ? Car ces héros d’aujourd’hui, ne constituent ils pas la preuve frappante du rôle central que jouent les invisibles dans le fonctionnement de notre société ! Pourtant, il n’y a pas si longtemps, nombre de ces premiers de tranchées manifestaient pour demander des moyens supplémentaires afin d’effectuer correctement leur travail ! Or quelle a été la réponse de nos dirigeants à leurs demandes ? Alors, est-ce une sorte de revanche du bon sens de «ceux d’en bas» sur une élite par ailleurs largement perçue par l’opinion comme inefficace, n’ayant pas su anticiper la crise, et surtout peinant à la gérer ! Les polémiques autour des masques, des tests… et autres, n’en sont ils pas le plus bel exemple ? Et n’est-il pas vrai que la compétence se juge notamment lors des gestions de crise ? 

On peut noter également une certaine correspondance sociologique entre cette France des «premiers de tranchée» et celle des gilets jaunes. Cette dernière, établie à partir de données Ifop recueillies en plein cœur du mouvement (gilets jaunes), avec les données identifiant les travailleurs continuant aujourd’hui à se rendre sur leur lieu de travail, permet d’affiner cette intuition. Il est indéniable qu’il existe une correspondance étroite, bien qu’imparfaite dans certaines professions, entre la sociologie des gilets jaunes et celle des «premiers de tranchée». Ouvriers, travailleurs indépendants, salariés peu ou pas diplômés étaient ainsi sur-représentés tant chez les gilets jaunes d’hier que chez les actifs aujourd’hui «au front».

"Espérons que cette période ne soit pas un simple quart d’heure de gloire pour tous ces « premiers de tranchées »! Que les entreprises et dirigeants sachent tirer les conséquences de la période actuelle en termes de dialogue social et de rétribution symbolique et financière. Sinon, il y a fort à parier que bien que leur sociologie ne se recoupe qu’imparfaitement, leurs causes communes amènent bientôt «premiers de tranchées» d’aujourd’hui et gilets jaunes d’hier à porter des revendications communes !"

Éric.L
Si ces quelques lignes vous ont rendu curieux, pour plus d’information : 
- L’Archipel français, Jérôme Fourquet insiste sur le morcellement de la société française et ses fractures identitaires.
- Les Luttes de classes en France au XXIe siècle, Emmanuel Todd met l’accent sur les problématiques économiques et déplore l’appauvrissement général des Français.

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 2 avril 2020

Les monuments du monde entier rendent hommage aux soignants !

Partout dans le monde, les bâtiments les plus connus s'allument de toutes les couleurs pour dire merci aux soignants, au front contre l'épidémie de Covid-19.

Nous sommes nombreux à être confinés depuis maintenant deux semaines. En pleine crise sanitaire face au coronavirus, le Covid-19 nous rappelle l’importance d’un panel de métiers bien différents, mais ô combien important dans notre société. Ainsi, soignants, hôtesses de caisse, policiers, éboueurs, livreurs, agriculteurs… et tant d'autres ! Ils et elles bravent chaque jour la peur, la fatigue ou le danger pour assurer confort, santé et salubrité à toute la population.

"Un grand merci à toutes les personnes mobilisées, et ce quelle que soit leur profession."

Éric.L 

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin 
                                      

samedi 21 mars 2020

Et soudain… le hamburger parut ! 🍔 🍔 🍔

En quittant leurs pays, les émigrants emportent leurs souvenirs, leurs blessures, leurs rêves et parfois leurs plats. Les Hambourgeois qui quittaient l’Allemagne pour rejoindre le Nouveau Monde tenaient à ne pas oublier toutes les saveurs de leur pays, et notamment une façon inimitable de préparer la viande… le fameux steak de Hambourg, avec de la viande hachée mélangée à de l’oignon et de la chapelure (ou des biscuits émiettés).

Le hamburger traverse donc l’Atlantique avec les immigrants. Sur le port de New-York, des stands de viande attirent les marins allemands avec le slogan "steak cuit dans le style de Hambourg" et la recette se répand en Amérique. De New York jusqu’en Californie en passant par les Grands Lacs, le Dakota, l’Iowa, et le Colorado, le hamburger, qui rappelle aux immigrants leur pays d’origine, devient vite un signe d’adaptation à la patrie de l’oncle Sam... Le hamburger est même servi aux ouvriers dans les cantines des usines. La viande est alors servie entre deux tranches de pain brioché, et accompagnée de quelques pommes de terre. Pourtant, plusieurs américains se disputent la paternité de cette brillante idée. Quoi qu'il en soit, dès le 5 janvier 1885, un journal de Washington fait mention dans ses colonnes du mot "hamburger" pour désigner le fameux steak de Hambourg.

En 1940, deux frères décident de monter un stand de vente de hamburgers à San Bernardino. Maurice et Richard McDonald ont la bonne idée de proposer le self-service à leurs clients et deviennent vite célèbres dans toute la Californie.

En 1954, un certain Ray Kroc, placier en hachoirs électriques, s’interroge à propos d’une importante commande venant de Californie. Lors d’une tournée, Kroc en profite pour se rendre à San Bernardino, visiter ce gros client : il découvre alors le modeste établissement des frères McDonald, et sa longue file de clients... Impressionné par la rapidité du service et le faible prix de ces petits pains fourrés de steak haché, de ketchup et de salade, Ray Kroc propose un marché aux deux patrons. Il repart avec un contrat de franchise l’autorisant à mettre sur pied une chaîne de restaurants qu’il baptisera... McDonald’s. Le concept finira par conquérir toute la planète !

De nos jours, le légendaire sandwich est de plus en plus décrié ! On le dit trop gras, on l’associe volontiers à la malbouffe, on l’accable pour son empreinte carbone… Mais depuis quelques années, il tente une renaissance loin des enseignes de fast-food, avec des recettes spéciales pour les gourmets. On trouve ainsi des burgers accompagnés de fromages du terroir (bleu, reblochon, cheddar…), de légumes anciens (chips de chou kale, julienne de panais…) ou de produits de luxe (truffe, homard, foie gras…). Il existe même des variantes végétariennes, à base de tofu. 

Le saviez-vous…
- En France, le premier Fast food Wimpy s’installe au début des années 1960. N'atteignant pas le succès escompté, il ferme en 1969.
 - En 1972, à Créteil, Mc Donald ouvre son premier établissement. Aujourd’hui, les Français en mangent en moyenne une quinzaine par an et par personne. 
- On estime que cinquante milliards de burgers sont consommés chaque année aux Etats-Unis. 
- En 2016, le hamburger est devenu le sandwich préféré des français devant notre traditionnel jambon-beurre. 

Allez une p’tite recette, plus délicate que celle des fast-foods !

"Une success story comme les Américains en raffolent… Pourtant, les Etats-Unis ne sont pas pour grand-chose dans la naissance du hamburger ! Même s’ils revendiquent haut et fort la paternité du sandwich le plus célèbre de la planète. Ils ont juste oublié, que leur plat préféré est né à l’autre bout du monde, et a traversé l’Atlantique à fond de cale !"

Éric.L


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 11 juillet 2019

Le Monopoly… Ou la nature antisociale du monopole !

Il vous est surement déjà arrivé de jouer au Monopoly ? Ou peut-être à Serpents et échelles ? Ce sont là deux exemples de jeux centenaires encore très populaires de nos jours, et cependant la façon dont ont y joue aujourd’hui sont bien loin des enseignements moraux que leurs concepteurs espéraient partager…

Au début du 20ème siècle, beaucoup d’enfants travaillaient et faisaient donc partie de la population active. Ils possédaient alors peu de jouets. alors lorsque les fabricants américains créèrent des jeux, ils les ont conçus surtout pour les commercialiser auprès des parents et des enseignants, un moyen de préparer les enfants à leur vie d’adulte. Les parents utilisaient des jouets mécaniques pour enseigner le génie aux garçons. Ils utilisaient des poupées pour enseigner la couture, l’ingéniosité et la gestion du foyer aux filles. C’était une façon de transformer des idées complexes dans des formes que les enfants pouvaient comprendre. Ainsi, les jeux Monopoly et Pitt (à l’origine la Bourse de Gavitt), enseignaient l’économie, tandis que Serpents et échelles se concentraient sur la morale.

L’écrivaine progressiste Elizabeth Magie a créé en 1904 le jeu The Landlord's Game (Le Jeu du propriétaire foncier), pour enseigner aux joueurs les dangers de la concentration de la richesse. Le jeu célébrait les enseignements de l’anti-monopoliste Henry George, dont le livre très lu, Progress and Poverty, publié en 1879, est une étude sur la cause des crises industrielles et de l'accroissement de la misère au milieu de l'accroissement de la richesse et qui soutenait que les gouvernements n’avaient pas le droit d’imposer le travail ! Puis en 1931, Charles Darrow, Ingénieur se retrouvant au chômage après la crise de 1929, adapta le jeu créé par Elizabeth Magie pour en faire le Monopoly. Il réussit à faire éditer son jeu par la société Parker Brothers en 1935.
Ainsi… Charles Darrow fut le premier créateur de jeu à être devenu millionnaire !

A présent, le jeu Monopoly a un tout autre but qu’Elizabeth Magie espérait partager sur la "nature antisociale du monopole", car de nos jours… il a surtout pour but de ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise ainsi les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, ou les fortunes se font et se défont au fil des coups de dés ! 

Quelques chiffres…
Depuis sa création le jeu a eu un fort succès à travers le monde avec : 280 millions d’exemplaires vendus et plus d’un milliard de joueurs dans le monde depuis son lancement aux États-Unis. Il est commercialisé dans plus de 80 pays et édité dans 43 langues.

"Aujourd’hui, les leçons restent intégrées dans de nombreux jeux de société, mais la plupart n’ont qu’un but ludique. Les jeux de société ne sont plus un moyen essentiel de transmettre le savoir d’une génération à l’autre."

Éric.L
Source d’inspiration : World Wide Web…

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 20 juin 2019

WhatsApp… ou un sourire au creux de l’oreille !

On les aime ou on les déteste, mais c’est un fait… les notes audio sont devenues le nouveau moyen de communication surtout pour la jeune génération. Avec des avantages pratiques, mais pas seulement !

C’est une simple icône «micro» au-dessus du clavier mais son succès dépasse l’entendement. Utilisée, en 2018, par plus d'un milliard de personnes quotidiennement, plusieurs centaines de millions de messages vocaux seraient envoyés quotidiennement sur WhatsApp, une application de messagerie instantanée, qui appartient à Facebook et tous les grands réseaux sociaux, Instagram, Telegram et même LinkedIn, s’y sont mis.  

Dans les rues, on repère facilement les adeptes… ils parlent tout seuls ! Généralement fort en tenant leur portable près du visage, pouce «glué» à l’écran car s’il dérape, tout le laïus est perdu. Je dois reconnaitre, qu’observer ces monologues itinérants a quelque chose d’assez étrange ! Mais il faut reconnaitre, que ces messages vocaux interposés, sortes de talkies-walkies 4.0… ont un avantage non négligeable quand on se déplace, qu’on a peu de temps ou des doigts trop gros pour presser le bon «è», s’enregistrer est merveilleusement pratique ! Enfin, c’était sans compter sur notre tendance légèrement narcissique à parler pour ne rien dire ou à ajouter des détails inutiles… De ce fait, passer dix minutes à écouter les tergiversations d’un ami, c’est soudain sacrément moins pratique. Et même exaspérant me direz-vous ! Et oui, un peu comme une conversation téléphonique, ou vous, vous n’avez rien à dire mais l’autre oui !

Ce n’est pas nouveau, la jeune génération utilise son smartphone pour tout sauf pour téléphoner, préférant la communication différée. Mais il est vrai que l’appel direct a aussi quelque chose d’intrusif et d’intimidant, avec ses variables non maîtrisables comme le mauvais timing, les silences gênés ou les au revoir prolongés… Et là où le texte avait perdu en spontanéité, le message vocal permet une intimité, une justesse de ton et une large palette d’émotions !

"Alors pourquoi  s’en priver au quotidien? Même pour raconter une ânerie, n’hésitez plus… l’émoji aux dents parfaites ne vaudra jamais un sourire au creux de l’oreille ! Mais attention… Souriez, vous êtes « stalké » !  Car derrière cette apparence idyllique, l’application présente aussi un certain nombre d’inconvénients pour qui souhaite un tant soit peu faire attention à sa vie privée !"

Éric.L
Source d’inspiration : World Wide Web…


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 8 mars 2019

Je rêvais... d'un autre monde !

Lorsque l'on vit immergé dans une société, on ne se rend plus compte des lentes évolutions auxquelles elle est soumise ! Et puis un jour... au bout de plusieurs années… on se trouve confronté à une réalité qui n'a plus rien à voir avec celle que l'on avait connue ! La société française a beaucoup évolué au cours de ces dernières années, car les modèles ont changé ! Elle souffre désormais d'un certain nombre de maux ! Certains sont propres à notre époque, et touchent la plupart des sociétés occidentales.

Cet article n’a pas la vocation de fustiger le monde dans lequel nous vivons, puisque celui-ci n’est finalement que le reflet d’une société que nous alimentons de nos choix et comportements ! Mais pourtant, il me revient à l’esprit cette chanson que nous écoutions lorsque nous avions 20 ans ! Et à l’époque, du haut de nos 20 ans... nous pensions réellement à un autre monde !

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin


mardi 18 décembre 2018

Fracture fiscale... Ou une certaine oligarchie financière !

L’ampleur prise par le mouvement des gilets jaunes décontenance le gouvernement… Le pouvoir actuel a le plus grand mal à reprendre la main ! Ses efforts de communication ont du mal à porter. Pouvons nous simplement trouver notre salut en "traversant la rue" ou en montant des start-up ! Alors que d’éventuels remèdes et solutions passe par l’établissement d’un diagnostic pour savoir exactement de quels maux souffre notre société ! Tous cela nous montrant également l'obsolescence de nos politiques !

Concernant les revenus, les 10 % les plus riches en France ont touché autour de 300 milliards, tandis que les 10 % les moins riches n’obtenaient que 10 fois moins. Et encore, ce chiffre masque une progression faible des salaires pour la plus grande partie de la population… les cadres sont les seuls à voir leurs revenus fortement progresser avec le temps !

Concernant le patrimoine, les inégalités sont bien plus importantes ! Les 50 % des plus pauvres de la population détiennent 8 % du patrimoine national, alors que ceux qui représentent 10 % des plus fortunés en possèdent 50 % ! D’où un patrimoine moyen de 16 000 euros pour les ouvriers non qualifiés, 205 000 euros pour les cadres supérieurs, et Plus 1,5 million euros pour les plus riches ! Et encore, nous avons seulement évoqué des moyennes. Les exemples individuels de réussite sont bien plus frappants.

Un exemple parmi d’autres… Bernard Arnault gagne ainsi 3,5 millions d’euros au titre de ses activités chez LVMH ! Bernard Arnault gagne donc un smic toutes les quatre minutes. Il possède également un patrimoine de 73 milliards, qui lui rapporte 300 millions d’euros en dividendes, soit 100 fois son salaire chez LVMH. C’est un cas extrême, dira-t-on. Mais c’est une réalité visible dans une France où, aujourd’hui, beaucoup peinent à joindre les deux bouts !

La pauvreté et le sous-emploi touchent une population grandissante. La lutte contre ces fléaux est avant tout statistique. Quelqu’un qui reçoit un salaire de 1100 euros par mois ou une famille constituée des parents et de deux enfants qui perçoit un total de 2200 euros par mois, ne sont pas considérés comme pauvres dans les statistiques officielles. Dans les faits, ils le sont pourtant ! Avoir une vie décente et la permettre aux membres de sa famille n’est pas possible avec ces faibles montants, en particulier dans les grandes villes. Écartés des centres urbains, ils sont marginalisés, repoussés dans les périphéries du pays. L’éducation reçue par leurs enfants en pâtit.

Notre système fiscal date de plus d’un siècle. Il est archaïque et particulièrement bureaucratique. Il ponctionne ceux qui en ont déjà peu et appauvrit la classe moyenne ! De par sa complexité excessive, il permet à ceux qui ont accumulé d’immenses fortunes de mettre en place des montages permettant l’évasion fiscale !

Le changement climatique est un fait, y remédier devient une urgence, et ce de manière inclusive, c’est-à-dire en intégrant intelligemment individus et entreprises susceptibles de réduire leurs émissions. Comment se fait-il que les plus pauvres voient les taxes sur le carburant augmenter sans que d’autres alternatives de transport moins chères, en commun ou à énergie propre, ne soient mises en place? Comment se fait-il que les grandes entreprises les plus polluantes soient largement exonérées de la fiscalité carbone? Comment se fait-il que l’État ne destine qu’environ 20% des montants de la taxe carbone aux énergies renouvelables, le reste étant utilisé à des fins sans rapport avec la transition écologique?

Le pouvoir se targue d’entendre les revendications, mais il ne les écoute pas ! Il se montre fier d’avoir ratifié les accords de Paris de 2015, mais ne les applique pas, puisque les émissions de CO2 n’ont pas cessé d’augmenter ! L’État met en place des politiques favorables aux groupes de pression des grandes banques. Celles-ci ont des portefeuilles de titres correspondant à une augmentation des émissions de CO2 de 4 à 5 degrés à la fin du siècle. Malgré ses belles déclarations, le pouvoir laisse faire !

La finance impose sa logique à la société et à l’économie. Le total des transactions électroniques est énorme, il représente au moins 100 fois le PIB. Ce montant démesuré permet aux grandes banques et fonds spéculatifs de percevoir commissions et rentes en tous genres.

Une micro-taxe sur tous les paiements électroniques…
Réduire, voire faire disparaître un certain nombre d’impôts, dont la TVA, passe par la mise en place d’une micro-taxe sur l’ensemble des paiements électroniques. Un taux de 0,1 ou 0,2% sur chacune de ces transactions permettrait d’atteindre un tel objectif, ou du moins d’y contribuer sérieusement, en générant un montant d’un ordre de grandeur de 200 milliards d’euros voire plus. L’impôt serait payé lors de chaque versement électronique… règlement d’une facture au restaurant ou chez le coiffeur par le biais d’une carte de crédit, retrait d’argent liquide au distributeur automatique, achat ou vente d’actions, obligations, devises, transfert d’argent d’un compte vers un autre…

La fin de la TVA et de la taxation de l’emploi…
Une disparition de la TVA signifierait aussi celle de la bureaucratie qui lui est liée. De même, la suppression d’un certain nombre d’impôts générerait une simplification conséquente de la déclaration d’impôt. Par ailleurs, à l’heure de la digitalisation, taxer l’emploi est contreproductif. Cela induit précarisation et sous-emploi. Taxer les flux électroniques permettrait au contraire de limiter fortement les activités de la finance casino !

"Comme nous pouvons le voir, des stratégies à inventer pour des solutions existent … mais pour cela, elles requièrent de nos gouvernements et élus successifs, qu’ils cessent de représenter les intérêts de puissants lobbys et qu’ils se préoccupent du bien commun ! Est-ce trop demander?"

Éric.L
Source d’inspiration : World Wide Web…
"La crise permanente", (éditions Quanto, mai 2018) de Marc Chesney.

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin