lundi 30 mars 2020

Wikipédia… Ou de l’imprimerie du plomb au numérique !

Avant l’encyclopédie internationale en ligne Wikipédia, l’Oxford English Dictionnary avait également fait appel à des volontaires pour expliquer l’histoire et le sens de chaque mot de la langue anglaise !

 l’Oxford English Dictionnary est une aventure phénoménale qui commença dans les années 1850, le projet de trois lexicographes britanniques de créer un dictionnaire «de tous les mots qui ont formé le vocabulaire anglais depuis les plus anciennes mentions, autour du VIIIe siècle, avec les aspects significatifs de leur forme, de leur histoire, de leur prononciation et de leur étymologie». Il a fallu plus de soixante dix ans pour rédiger les douze premiers volumes, achevés en 1928, du Oxford English Dictionary. L’Oxford est le premier dictionnaire à avoir fait appel à des volontaires, près d’un millier, pour la collecte systématique et rigoureuse de textes anciens ou contemporains à même d’illustrer le sens et l’évolution du moindre mot de la langue anglaise. 

Le modèle de l’encyclopédie libre internationale Wikipédia, rappelle d’une certaine manière, la fabrication du dictionnaire d’Oxford de la fin du XIXe siècle, lui aussi basé sur des contributions gracieuses. La différence, est que sur Wikipédia, tout le monde peut ajouter des entrées, éditer les textes existants, les compléter, les supprimer, les modifier, sous la surveillance d’une collectivité d’usagers qui, elle-même, peut corriger les corrections. Il n’y a pas de limite à la taille de cette encyclopédie mondiale, et pas de limite non plus à son amélioration. Une entreprise tout autant phénoménale ! Mais Wikipédia à parfois mauvaise presse, On critique certaines sources utilisées, mais malgré tout, beaucoup de recherche sur le net nous amène vers Wikipédia… Et souvent, on se laisse tenter de lire jusqu’au bout un article qui nous intéresse ! L'actualité et les faits de société marquants sont des sources de trafic majeures. Ainsi, l'incendie de Notre-Dame de Paris, a placé l'article sur la célèbre cathédrale, quatrième du classement, avec 2,8 millions de visites uniquement pour la France ! 

Le saviez-vous ?
- Wikipédia est une encyclopédie universelle, collaborative et multilingue, créée par Jimmy Wales et Larry Sanger le 15 janvier 2001.

- Wikipédia est le troisième site internet le plus visité chaque jour dans le monde avec plus de 600 millions de visites quotidiennes.

- Il constitue le plus grand et le plus populaire des ouvrages de références générales d'Internet, avec un total de 160 millions de pages disponibles, et plus de 52 millions d’articles écrits dans 309 langues.

- Pour s’assurer qu’une information est correcte ou à jour sur Wikipédia, une intelligence artificielle est capable de corriger les articles qui comprennent des erreurs et d’identifier les articles qui véhiculent de la désinformation.

"Wikipédia est fait par des gens dans le monde entier, qui ne se connaissent pas, qui sont parfois totalement opposés sur le plan social, politique et religieux, mais qui se mettent tous d’accord pour partager des connaissances !" 

Éric.L
Source d'inspiration : Word Wide Web...

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 28 mars 2020

Changement d'heure... C'est pour la nuit prochaine !

N’oubliez-pas… cette nuit on change d’heure ! Comme chaque année, le dernier week-end du mois de mars filera un peu plus vite que les autres. Il faudra en effet avancer sa montre d’une heure (à 2h il sera 3h) pour passer de l’heure d’hiver à l’heure d’été.

Mais ce changement d’heure pourrait bien être l’un des derniers, alors que le Parlement européen a voté en 2019 pour sa suppression ! Les Français ont eux aussi pu donner leur avis en 2019 dans le cadre d’une consultation lancée par l’Assemblée nationale. Plus de 2 millions de citoyens se sont exprimés et ont plébiscité l’heure d’été (59,17%), selon Vie Publique.

Et maintenant ? C’est désormais à chaque État de choisir son heure, en théorie au plus tard avant le 1er avril 2020. Concrètement, les pays de l’UE qui souhaitent conserver l’heure d’été changeront d’heure pour la dernière fois le 27 mars 2021 et ceux qui resteront définitivement à l’heure d’hiver procéderont à leur dernier changement le 30 octobre 2021.

En attendant, le prochain passage à l’heure d’hiver aura lieu dimanche 25 octobre 2020…

Le saviez-vous…
En 1784, Benjamin Franklin évoque pour la première fois dans le quotidien français Le journal de Paris la possibilité de décaler les horaires afin d’économiser l’énergie. Cette idée n’est pourtant pas encore très populaire à une époque où la société est encore très largement agricole et où l’heure "utile" est celle du Soleil, qui varie de 50 minutes de l’est à l’ouest de la France.

"Le monde est une horloge et cette horloge a besoin d’un horloger"
Voltaire.

Éric.L


La Tour de l'horloge du Palais de la Cité, Paris.

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 27 mars 2020

Le Minitel… Un drôle de boîtier des années 80’ !

Du Minitel à Internet, 30 ans de services en ligne ! Ceux qui sont nés avant les années 80 partage sans doute un morceau de ce pan de la mémoire collective française qu’est le Minitel ! Mais qui se souvient encore de son lancement ? Pour beaucoup, la première image du Minitel remonte au 10 mai 1981… à 20 heures ce soir-là sur les écrans de télévision, le visage de François Mitterrand, vainqueur de la présidentielle, s'affiche ligne par ligne… comme sur le Minitel, alors considéré comme ultra-moderne !

C’était une époque sans portable, où ceux qui ne voulaient pas apparaître se mettaient sur liste rouge. Et en plus, c’était gratos les trois premières minutes ! Les célèbres 3615 ULLA mais aussi ALINE explosent, tirant dans leur sillage des milliers de services : annuaire, presse, vente par correspondance, météo, billetterie ferroviaire ou résultats d’examens...

Si les us et coutumes numériques auxquels cette invention 100 % française ont donné naissance se retrouvent en partie utilisés sur le "World Wide Web" d'aujourd’hui, les mordus de messageries instantanées et les fanas de réseaux sociaux ne se rendent pas toujours compte qu’ils descendent, en fait, du "miniteliste". Et dire que nous avons même bluffé les Américains avec cet outil ! 

Aaahhhhh, le Minitel ! Une technologie françaiiiiiiiiise, môssieur ! Une invention qui devait détrôner internet. Et puis en fait… Eh ben non ! Bon, en vrai, c’était moche, lent, mais quand même bien pratique pour trouver sur le 3611, les coordonnées d’une personne ou d’une entreprise. Apparu début des années 80, le Minitel était un service qui coûtait bien plus cher qu’une connexion internet actuelle ! Néanmoins, il a quand même réussi à vivre jusqu’en 2012 ! Face à la concurrence du web, qui monte, qui monte, le Minitel se défend… mais son érosion a beau être lente, elle était inéluctable !

Ainsi... trente ans après le premier célèbre “biiip” suraigu de la connexion du Minitel au réseau de France Télécom, le petit père du Net à tiré définitivement sa révérence le samedi 30 juin 2012.Une  machine que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ! Triste sort pour un produit dont l’obsolescence n’a pas été programmée, mais dont l’usage était devenu obsolète... Alors Bye bye le minitel, bonjour le web ! 

Le saviez-vous ?
- Ce sont les travaux d’une équipe du CCETT de Rennes, que dirigeait Bernard Marti, qui ont donné naissance à ce boîtier. Son écran noir et blanc de 23 centimètres et son clavier minimaliste auront marqué les préliminaires de la culture numérique en France.

- À la fin du mois de juin 1982, lorsque les enfants se sont retrouvés en vacances, ils se sont rués sur le Minitel. L’appareil proposait aussi des jeux conséquence… le réseau fut saturé durant trois jours. Il avait été sous-dimensionné…  Mais son succès était en marche !

- En 1996, à l’apogée de son succès, les utilisateurs peuvent avoir accès à 25 000 services : annuaire, réservation de billets de train, transfert bancaire, météo, vente par correspondance, messagerie rose… C’est l’époque des 3615, 3611…

- Au sommet de sa popularité, à la fin des années 1990, le Minitel générait plus d’un milliard d’euros de revenus. En 1984, la tarification du 3615 mise en place est de 9,15 € (60 F) de l’heure. Sur cette somme, 6,10 € reviennent au service utilisé et 3,05 € à France Telecom.

- Le succès de ce boîtier aura été considérable en France. En 2000, le Minitel était utilisé par 25 millions de personnes (soit près d’un Français sur deux !) et 9 millions de terminaux étaient en service dans l’hexagone.

"Le Minitel aura marqué les années 80s et 90s ! Et à son arrêt... à l'heure de l'internet mobile et des réseaux sociaux, il restait malgré tout 2 millions d'utilisateurs ! Soit à peine moins que le nombre d'utilisateurs de Twitter en France (2,3 millions de Twittos), ce qui n'est donc pas si mal pour le grand père des services en ligne. Alors, À quand la prochaine invention française ?"

Éric.L
Pour plus d'infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Minitel
Source d'inspiration : Word Wide Web...


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mercredi 25 mars 2020

Albert Uderzo… Rejoint les astéroïdes Asterix, Obelix, Idefix et Panoramix !

Avec René Goscinny, il était le père d'Astérix. Albert Uderzo est décédé à l'âge de 92 ans, ce mardi 24 mars 2020, Dessinateur aussi génial que modeste, Albert Uderzo restera évidemment comme le créateur d’Astérix et Obélix, mais toujours avec la complicité de René Goscinny (Ils ont publié ensemble 24 albums). Grâce à eux, la bande dessinée a conquis le grand public… 370 millions d’albums vendus dans le monde (traduits en 111 langues ou dialectes), une quinzaine de films (animation et cinéma), un parc de loisirs, des produits dérivés par centaines !

S’il fallait une preuve que la bande dessinée est un art, la planche 31 du Bouclier arverne (1968) pourrait la constituer. Cette scène de bouderie et de réconciliation entre Astérix et Obélix à la composition étudiée... champ et contrechamp, point de vue extérieur d’Idéfix, décor au fort symbolisme naturaliste, etc… est un des chefs-d’œuvre d’Albert Uderzo, et un hymne à l’amitié ! L’original a été offert par le dessinateur au musée de la bande dessinée d’Angoulême.

"Rares sont les Français qui n'ont jamais lu un exemplaire des bandes dessinées d'Albert Uderzo. L'irréductible Gaulois, créé en 1959 par Uderzo et son ami René Goscinny, est devenu l'un des mythes les plus célèbres de la bande dessinée."

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

lundi 23 mars 2020

Quelques livres pour nos jeunes lecteurs (8 à 12 ans).

Le confinement contraint à un certain rétrécissement de la vie sociale et en cette période, il va falloir s'armer de patience… et occuper les enfants ! Lire peut donc être une manière de compenser la frustration amicale.

L’occasion est parfaite pour la lecture, mais comment donner le goût des livres à un enfant ? C’est une question qui taraude souvent de nombreux parents ! Il est parfois difficile de se repérer dans la multitude des nouveautés de l’édition de jeunesse ! Et, du côté des classiques, si l’on est assuré de trouver des ouvrages ayant fait leurs preuves sur le plan littéraire, reste à repérer ceux qui vont vraiment captiver notre jeune lecteur. Voici quelques pistes pour vous aider à faire mouche !

De « Tobie Lolness » à « La Cité des livres qui rêvent », en passant par « Sauveur et fils » ou l’incontournable « Harry Potter », revue de quelques titres conjuguant suspense et qualité littéraire.

Tobie Lolness.
Du haut de son millimètre et demi, ce tout petit héros a déjà conquis de nombreux prix littéraires et été traduit en vingt-six langues. À travers cette aventure palpitante, l’auteur, Timothée de Fombelle, tisse un récit à la fois politique et écologique. Tobie se bat pour sauvegarder la santé de son arbre, menacée par Jo Mitch, industriel sans vergogne qui a bâti un empire en creusant des sillons destructeurs dans l’écorce.
L’histoire de Tobie se construit comme une sorte de puzzle entre une course effrénée pour échapper à ses ennemis et de nombreux flashbacks retraçant les moments clés de la vie de l’arbre et de ses habitants. Les descriptions poétiques et la réflexion sur le rôle de l’auteur de fiction s’entremêlent ainsi avec des enjeux très contemporains.

De l’autre côté du miroir (Suite D’Alice au Pays des Merveilles).
De l'autre côté du miroir, est un roman écrit par Lewis Carroll en 1871, qui fait suite aux Aventures d'Alice au pays des merveilles. Ce livre de Lewis Caroll est le premier succès commercial de la littérature de jeunesse, où il a fait entrer le merveilleux et le fantastique. De nombreux enfants connaissent déjà ses personnages à travers les adaptations de Disney (en 1951) et de Tim Burton (2010), mais les deux livres offrent beaucoup plus à l’enfant. En effet, ceux-ci accompagnent vers un monde décalé empli de jeux sur les mots, de logique, de sonorités et de rimes, construisant un imaginaire foisonnant propre à l’enfance.

Sauveur et Fils.
L’histoire de Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien, et de son fils de 8 ans est intéressante pour les jeunes à bien des égards. L’utilisation d’un personnage principal adulte dans un livre jeunesse est un trait que l’auteur, Marie-Aude Murail, manie avec brio ! En tant que psychologue, Sauveur accueille dans son cabinet des enfants, adolescents et adultes dont on découvre les histoires de semaine en semaine au fil des rendez-vous. De nombreuses questions importantes, et même sensibles, pour les jeunes adolescents y sont évoquées avec tact mais aussi humour ! La phobie scolaire, la scarification, la fascination pour les jeux vidéos, le questionnement identitaire ou encore les couples recomposés.

Le Hobbit.
Tolkien a apporté deux grandes avancées en littérature de jeunesse : la fantasy et le lecteur adolescent. Le Hobbit correspond parfaitement au lectorat des 8–12 ans car l’histoire commence comme un livre pour enfants – avec de nombreuses blagues, des phrases simples, courtes, une atmosphère joyeuse – et finit en prélude au Seigneur des Anneaux. Le style devient plus mature, les descriptions plus poussées et les personnages plus complexes.
La série de trois films de Peter Jackson (2012–2014) est à conseiller après la lecture car ceux-ci prennent beaucoup de libertés par rapport à l’histoire originale et risquent de guider l’enfant vers des interprétations erronées du texte.

La Cité des livres qui rêvent.
Auteur allemand contemporain, Moers se présente ici comme le traducteur d’un roman écrit par Hildegunst Taillemythes. Ce personnage imaginaire est un dragon vivant en « Zamonie » et, comme tous les dragons de sa citadelle, il est féru d’écriture. Il nous raconte son voyage à Bouquinbourg, dans les entrailles de cette cité des livres.
Agrémenté de belles illustrations de l’auteur (le vrai), cet ouvrage nous propose un univers de créatures étranges, de souterrains, d’aventures, rempli de livres bien plus dangereux que les nôtres : on ne lit pas à la légère dans Bouquinbourg. « Je parle d’un pays où la lecture peut rendre fou » nous dit le prologue. L’auteur profite de cet univers livresque pour jouer avec les codes littéraires, proposant une galerie ludique de différents genres romanesques.
Le succès de Walter Moers en Allemagne ne fléchit pas et il a écrit plusieurs autres livres se déroulant dans cette Zamonie imaginaire. La Cité des livres qui rêvent n’étant pour l’instant malheureusement plus édité en français, il faudra le trouver en bibliothèque.

Charlie et la chocolaterie.
Roald Dahl est un incontournable en littérature de jeunesse et de nombreux enfants l’auront déjà rencontré grâce à ses ouvrages destinés aux plus jeunes tels que James et la grosse pêche, Matilda, ou Les deux gredins. Charlie et la chocolaterie déroule non seulement une histoire captivante pour un public jeune, mais il regorge aussi d’une inventivité sans bornes tant au niveau des mots que des friandises proposées à l’imagination du lecteur.
Deux films, celui de Mel Stuart, en 1971, et celui de Tim Burton, en 2005, peuvent compléter la lecture en donnant vie aux multiples chansons du texte et à toutes les créations sucrées et décalées de Willy Wonka. La lecture peut aussi être poursuivie avec la suite Charlie et et le grand ascenseur de verre.

Harry Potter.
Faut-il encore présenter le livre de jeunesse le plus vendu au monde, où un jeune orphelin à lunettes doit sauver le monde des sorciers de l’infâme Voldemort, tout en renouant les fils de son passé familial ? Comme Le Hobbit, la série forme un pont entre la littérature destiné aux enfants et les livres pour adolescents. L’atmosphère ne fait pas que s’épaissir au fil de sa scolarité au château de Poudlard ; le récit gagne aussi en finesse lexicale, narrative et poétique, guidant le lecteur vers des interprétations plus élaborées.
Chacun est en effet invité à participer aux quêtes de Harry en détectant des indices dans le texte, dont certains, évoqués dans les premiers tomes, ne seront qu’expliqués dans les derniers. Cette lecture dynamique se conjugue avec une réelle inventivité, plongeant l’enfant dans un monde hybride où il se régale à toutes les pages. Rowling reprend à son compte la créativité lexicale de Lewis Carroll, avec notamment les mots-valise, l’humour décalé de Roald Dahl (et certaines de ses créations culinaires) ainsi que les codes du monde fantastique édifiés par J.R.R. Tolkien.
Le site Internet Pottermore propose une lecture interactive de l’œuvre qui peut aider les lecteurs qui ont des difficultés et permettre aux lecteurs avides d’en apprendre plus sur ce monde magique. Les huit films (2001–2011), les trois livres-compagnons (Les Animaux fantastiques, Le Quidditch à travers les âges, Les Contes de Beedle le Barde) ainsi que la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit complètent la saga.

"La lecture est un magnifique moyen de s'évader, cela permet également d'enrichir ses connaissances et de développer son esprit critique, deux vertus qui peuvent servir en cette période!"


“La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps”, disait Machiavel.

Éric.L
Source d'inspiration : Word Wide Web...


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 21 mars 2020

Et soudain… le hamburger parut ! 🍔 🍔 🍔

En quittant leurs pays, les émigrants emportent leurs souvenirs, leurs blessures, leurs rêves et parfois leurs plats. Les Hambourgeois qui quittaient l’Allemagne pour rejoindre le Nouveau Monde tenaient à ne pas oublier toutes les saveurs de leur pays, et notamment une façon inimitable de préparer la viande… le fameux steak de Hambourg, avec de la viande hachée mélangée à de l’oignon et de la chapelure (ou des biscuits émiettés).

Le hamburger traverse donc l’Atlantique avec les immigrants. Sur le port de New-York, des stands de viande attirent les marins allemands avec le slogan "steak cuit dans le style de Hambourg" et la recette se répand en Amérique. De New York jusqu’en Californie en passant par les Grands Lacs, le Dakota, l’Iowa, et le Colorado, le hamburger, qui rappelle aux immigrants leur pays d’origine, devient vite un signe d’adaptation à la patrie de l’oncle Sam... Le hamburger est même servi aux ouvriers dans les cantines des usines. La viande est alors servie entre deux tranches de pain brioché, et accompagnée de quelques pommes de terre. Pourtant, plusieurs américains se disputent la paternité de cette brillante idée. Quoi qu'il en soit, dès le 5 janvier 1885, un journal de Washington fait mention dans ses colonnes du mot "hamburger" pour désigner le fameux steak de Hambourg.

En 1940, deux frères décident de monter un stand de vente de hamburgers à San Bernardino. Maurice et Richard McDonald ont la bonne idée de proposer le self-service à leurs clients et deviennent vite célèbres dans toute la Californie.

En 1954, un certain Ray Kroc, placier en hachoirs électriques, s’interroge à propos d’une importante commande venant de Californie. Lors d’une tournée, Kroc en profite pour se rendre à San Bernardino, visiter ce gros client : il découvre alors le modeste établissement des frères McDonald, et sa longue file de clients... Impressionné par la rapidité du service et le faible prix de ces petits pains fourrés de steak haché, de ketchup et de salade, Ray Kroc propose un marché aux deux patrons. Il repart avec un contrat de franchise l’autorisant à mettre sur pied une chaîne de restaurants qu’il baptisera... McDonald’s. Le concept finira par conquérir toute la planète !

De nos jours, le légendaire sandwich est de plus en plus décrié ! On le dit trop gras, on l’associe volontiers à la malbouffe, on l’accable pour son empreinte carbone… Mais depuis quelques années, il tente une renaissance loin des enseignes de fast-food, avec des recettes spéciales pour les gourmets. On trouve ainsi des burgers accompagnés de fromages du terroir (bleu, reblochon, cheddar…), de légumes anciens (chips de chou kale, julienne de panais…) ou de produits de luxe (truffe, homard, foie gras…). Il existe même des variantes végétariennes, à base de tofu. 

Le saviez-vous…
- En France, le premier Fast food Wimpy s’installe au début des années 1960. N'atteignant pas le succès escompté, il ferme en 1969.
 - En 1972, à Créteil, Mc Donald ouvre son premier établissement. Aujourd’hui, les Français en mangent en moyenne une quinzaine par an et par personne. 
- On estime que cinquante milliards de burgers sont consommés chaque année aux Etats-Unis. 
- En 2016, le hamburger est devenu le sandwich préféré des français devant notre traditionnel jambon-beurre. 

Allez une p’tite recette, plus délicate que celle des fast-foods !

"Une success story comme les Américains en raffolent… Pourtant, les Etats-Unis ne sont pas pour grand-chose dans la naissance du hamburger ! Même s’ils revendiquent haut et fort la paternité du sandwich le plus célèbre de la planète. Ils ont juste oublié, que leur plat préféré est né à l’autre bout du monde, et a traversé l’Atlantique à fond de cale !"

Éric.L


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 20 mars 2020

La Joconde… Ou le reflet d’une certaine solitude !

Des couloirs entièrement déserts, et un silence abyssal. Au sein du Louvre vidé de ses visiteurs, Monna Lisa elle aussi est confinée. Elle s’ennuie un peu, comme nous, mais se protège et s’évade dans ses pensées ! Désormais coupé du monde, son regard se perd un peu. Elle qui faisait d’ordinaire si bonne figure, mais les derniers jours ont apporté leur lot de nouvelles difficiles à encaisser.

Elle est comme nous, La Joconde, elle a espéré dans ce confinement imposé une trêve, un répit, une intimité retrouvée, pourquoi pas. Moins de badauds se pressant en continu, pour repartir, sa bobine aussitôt sur leurs écrans. Une aberration qu’elle ne trouvait plus le moyen d’enrayer !
Mais le confinement n’est pas la vie. En se protégeant des autres, elle se prive du reflet du monde qu’elle trouvait dans la prunelle de ses visiteurs. Elle craint c'est bête, qu'on l'oublie peu à peu, qu'on l'aime moins, car depuis des siècle tous ces yeux sur elle, sur ce velours de toile, sur ses lignes presque floues du génie de Léonard, qui semblent sans cesse suggérer le mouvement de la vie. 

"Il y a beaucoup de nous dans son histoire ! Les couloirs vidés du Louvre résonnent aussi creux que les murs de nos maisons. Le souvenir des bruits de la foule passante et des rires des enfants s’estompe peu à peu de nos mémoires. Nous sommes seuls désormais ! Et nos regards se perdent comme le sien dans l’immensité du temps qui nous attend... J’aimerais revoir Monna Lisa, entre quatre yeux, comme une amie retrouvée qui me saluerait à sa fenêtre."

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 19 mars 2020

Le Village préféré des Français… Sélection 2020 !

Qui succédera à Saint-Vaast-la-Hougue dans la Manche, lauréat 2019, comme étant « le Village préféré des Français »? Pour cela, il faudra attendre le début de l'été pour le découvrir sur France 3, dans l'émission du même nom. Mais on connaît désormais les 14 villages en compétition pour cette huitième édition de l’émission de France 3 présentée par Stéphane Bern.

Une petite balade qui passera par… La charmante petite cité médiévale de Montfort-l'Amaury, dans les Yvelines, qui abrite  au travers d'un musée, le souvenir du compositeur Maurice Ravel, l'homme du « Boléro » ; Par Pont-Aven en Bretagne, ses peintres et ses galettes ; Par Giverny en Normandie, son charme impressionniste et ses nymphéas ;  Par Chablis en Bourgogne, ses vins et son monastère ; Ou encore par Ménerbes en Provence, sa citadelle imprenable et son dolmen ; Mais aussi des villages comme Montpeyroux en Auvergne et son donjon surplombant la chaîne des Puys ; Ou Batz-sur-Mer en Pays de la Loire, entre plages et marais salants. Sans oublier les villages de...

Voici les quatorze communes candidates de la sélection 2020 :
- Pont-Aven dans le Finistère, la cité des peintres.
- Chablis dans l'Yonne, connu pour son vignoble prestigieux. 
- Montpeyroux dans le Puy-de-Dôme, à 20 kilomètres de Clermont-Ferrand.
- Trôo dans le Loir-et-Cher.
- Cargèse en Corse, En bord de mer et perchée sur son belvédère.
- Hunspach dans le Bas-Rhin, au cœur du parc naturel régional des Vosges.
- Pierrefonds dans l'Oise, en lisière de la forêt de Compiègne.
- Montfort L'Amaury dans les Yvelines, en bordure de la forêt de Rambouillet.
- Giverny dans l'Eure, sur la rive de la Seine à 70 kilomètres de Paris.
- Aubeterre sur Dronne en Charente, aux confins de la Charente et du Périgord.
- Saint-Bertrand de Comminges en Haute-Garonne.
- Ménerbes dans le Vaucluse, au cœur du Luberon.
- Batz-sur-Mer en Loire Atlantique.
- Les Anses d'Arlet en Martinique, au sud de la baie de Fort de France.

Lors de prochains articles que je publierais, nous partirons à la découverte de ces 14 villages ! 

" Cette émission… c'est un peu le concours Miss France des villages ! Alors le choix, comme tous les ans, sera difficile, édition après édition, on est presque surpris de voir qu'il y a toujours autant de villages magnifiques à découvrir !

Éric.L 
Pour plus d'information : https://www.facebook.com/villageprefere/


Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mardi 17 mars 2020

Ces affolantes… du bord de seine !

Lorsqu'on longe les bords de Seine de Saint-Mammès à Seine-Port, on découvre sur les berges de splendides habitations du XIXe siècle. Ces maisons furent baptisées par André Châtelain " les Affolantes " !

Une promenade le long de la Seine à Bois-le-Roi, depuis le quai de la Ruelle, permet d'en découvrir plusieurs et d'en admirer les façades. On y croise l'imposant " Clos Barbeau ", " Chantemerle " à l'architecture singulière ou encore " Le Vieux Logis " à la toiture à trois étages. Ces maisons, villas, chalets, cottages et petits châteaux possèdent des façades éclectiques allant d'une architecture classique à la copie du style médiéval, en passant par l'Art nouveau ou par des colombages (vrais ou faux) et des toitures tourmentées (parfois très hautes).
Du point de vue social, ces grandes demeures représentent l’accès de la bourgeoisie, à une certaine richesse ! Mais elles ont également bouleversé l’économie locale... Les ouvriers, artisans, mais aussi le personnel, du chauffeur à la nourrice, étaient souvent issus des villages avoisinants.

Construites à la Belle Epoque, ces belles maisons symbolisent une période où la vie est insouciante et inspirent bon nombre d'artistes, Degas, Renoir, Debussy notamment, qui s'y retrouvent volontiers chaque été. Des artistes comme la peintre naturaliste Rosa Bonheur ou le poète Stéphane Mallarmé y séjournent pour y puiser l’inspiration. C’est l’époque des stations balnéaires et des plaisirs de la chasse, il y a un besoin de construire sur des sites privilégiés, comme la vallée de la Seine. Les maisons s’implantent au plus près de l’eau car on a régulé le cours de la Seine et on y cherche les vues avec de nombreuses ouvertures. Dans la partie sud de leur zone d’implantation, entre Saint-Mammès et La Rochette, la forêt de Fontainebleau sert d’écrin à ces constructions affriolantes !

Toutes ces demeures sont privées et ne peuvent pas être visitées. La grande majorité d'entre elles ne sont bizarrement pas classées aux Monuments historiques, si bien qu'elles ne peuvent pas bénéficier de programmes de restauration. Une anomalie à corriger au plus vite !

"Autour de Fontainebleau, le long de la Seine, se dressent de majestueuses villas au charme atypique ! Les bourgeois du XIXème siècle y ont élu domicile, avant que de nombreux artistes y trouvent leur inspiration… Les majestueuses Affolantes des bords de Seine méritent bien leur nom !"

Éric.L 
Pour plus d'information : Les Affolantes des bords de Seine, aux éditions duPuits fleuri, Mémoires et patrimoine en Seine-et-Marne.

                                   Posté par le p'tit rapporteur du Magarin