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jeudi 2 avril 2026

60 millions de consommateurs… La fin programmée !

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

© (Dessin Thierry Jollet)









Le magazine emblématique créé en 1970, bien connu de nombreux français pour ses articles clairs et didactiques autour des droits des consommateurs, ayant apporté pendant des années, une information indépendante et essentielle pourrait cesser de paraître dans les prochaines semaines !

La loi de finances 2026 préparée par le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoyait la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) et la mise en vente de sa parution papier, 60 millions de consommateurs. En cause… une situation financière trop lourde. Et bien c’est chose faite ! Confirmée dans le budget 2026 et adopté après l’activation de l’article 49.3, acté par le Sénat. Le décret publié au Journal officiel dimanche dernier, confirme la liquidation de l’INC qui édite 60 Millions de consommateurs depuis 1970.

Ainsi après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 60 millions de consommateurs est publié par un établissement public et sous prétexte de faire des économies, on liquide le lanceur d'alerte et son magazine. D’autant plus que Le motif budgétaire n'est pas démontré par rapport à tout ce qu’apporte au débat public et aux Français 60 millions de consommateurs. Il ne vend pas l'information, il la diffuse ! Celui-ci a une mission d'intérêt général, qui a été décidée il y a plusieurs décennies et qui est toujours pertinente aujourd'hui. Une ultime capitulation face aux lobbies agroalimentaires, au prix de notre santé publique !  

En décembre dernier, près de 200 journalistes, d’élus, de personnalités politiques et de scientifiques avaient dénoncé  la « mise à mort » de 60 millions de consommateurs. La disparition d’un outil public d’information et de défense des consommateurs, dans une tribune dans Le Monde. Détruire un contre-pouvoir, c’est fragiliser la démocratie. De fait le mensuel s’est érigé en contre-pouvoir important, révélant dans ses nombreuses enquêtes des cas de fraude ou de scandales. La liquidation de l’INC devrait coûter 8 millions d’euros selon le gouvernement, plutôt 11 millions, rectifie la CFDT. À noter qu’après avoir connu une longue période de déficit, l’INC était redevenu positif en 2025, avec un bénéfice de 236 000 euros et un chiffre d’affaires de 11,9 millions d’euros. Concrètement, il n’était donc plus déficitaire au moment où le décret de sa dissolution a été signé.

Depuis bientôt soixante ans, 60 Millions de consommateurs fonctionne sans publicité, sans partenariats commerciaux et donc, sans aucun conflit d’intérêts, ce qui garantit son indépendance vis-à-vis des fabricants et des distributeurs. C’est cette indépendance totale qui lui a permis de révéler de nombreux scandales d’une ampleur extrême. Finis les tests comparatifs et autres articles indépendants, finies aussi les émissions d’information Consomag et L’instant conso, réalisées en partenariat avec les associations de consommateurs et diffusées sur France Télévisions. A l’heure où la consommation a pris une place essentielle dans la vie des français, c’est un sacré paradoxe ! D’autant plus que l’exécutif prétend lutter contre la désinformation, tout en coupant les vivres à l’un des rares acteurs capables de tenir tête aux géants du commerce mondial.  

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

                                                                                                                   









Retour sur 5 enquêtes qui ont fait bouger les choses, grâce à 60 millions de consommateurs.

Ø  En pleine crise du sida, des préservatifs défectueux : À la fin de l’année 1988, le mensuel qui s’appelle encore 50 Millions de consommateurs se penche sur 41 marques de préservatifs, en testant 50 échantillons de chacune. Parmi celles-ci, 23 présentaient une résistance insuffisante et une trop grande porosité. De quoi les rendre inefficaces pour protéger du VIH. Pourtant, plusieurs bénéficiaient de la certification NF. Cette révélation a entraîné le retrait du marché des modèles défectueux, mais aussi une amélioration de la norme NF et un contrôle plus rigoureux des fabricants. 

Ø  Des hausses de prix abusives dénoncées : De novembre 2007 à janvier 2008, les prix des yaourts, du lait UHT, des pâtes, des fromages, du beurre, des céréales, des biscottes, des pains de mie, du riz et du jambon se sont envolés de 5 % à 48 %. Des modifications tarifaires impossibles à justifier par la hausse des matières premières. Après les révélations du mensuel en mars 2008, le gouvernement de François Fillon s’était engagé à traquer les « abus » dans les prix en grandes surfaces. 

Ø  Des résidus toxiques détectés dans des produits d’hygiène : début 2016, 60 Millions de consommateurs disséquaient la composition de produits d’hygiène féminine. Le magazine a détecté des molécules indésirables dans onze références de tampons et de serviettes hygiéniques. Cinq de ces onze références étaient concernées par des résidus de substances potentiellement toxiques, notamment des traces de dioxines (polluants industriels), mais aussi du glyphosate ou encore des résidus d’insecticides. Quelques jours après ces révélations, la marque Organyc retirait 3 100 boîtes de protège-slips. Une semaine plus tard, la secrétaire d’État chargée de la consommation saisissait l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) et convoquait les professionnels du secteur. De nouvelles études ont été menées début 2017 sur des couches pour bébé. 60 Millions de consommateurs avait alors relevé la présence de résidus similaires (dioxines, glyphosate…). Là aussi, l’Anses avait été saisie. 

Ø  Révélation de frais bancaires illégaux : En septembre 2018, c’est le système bancaire qui passait sous la loupe de 60 Millions de consommateurs. Une enquête menée conjointement avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf) leur a permis de révéler que la Banque populaire et la Caisse d’épargne usaient d’un système de facturation illégal à l’encontre des clients en difficulté financière. Quelques heures après ces révélations, le ministre de l’économie d’alors, Bruno Le Maire, les jugeait « préoccupantes » et méritant d’être « tirées au clair ». Saisies, les autorités du secteur financier conduisaient dès le lendemain des contrôles au siège des deux banques. Le soir même, celles-ci annonçaient rétropédaler et modifier leurs pratiques. 

Ø  Alerte sur les poupées pédopornographiques : Très récemment, le magazine s’est illustré en tirant la sonnette d’alarme à propos de la vente de poupées à caractère pédopornographique sur le site chinois Shein. Alerté par une lectrice le 30 octobre 2025, le mensuel en a dénoncé la vente auprès de la Répression des fraudes (DGCCRF) dans la soirée du même jour. Deux jours après que le magazine s’en est fait l’écho, le procureur de la République avait été saisi et les poupées ont été retirées de la plateforme. Depuis lors, la justice a ouvert de nombreuses procédures contre des acheteurs de ces articles. 

" Une exécution discrète, presque bureaucratique… Perdre l'INC, et son magasine 60 millions de consommateurs, c'est laisser le consommateur un peu plus démuni face au marketing industriel. Tout le monde va en payer le prix. Sauf pour ceux qui ont pour objectif de maximiser leur profit en réduisant la qualité des produits. Ce n'est pas la première attaque, mais il semblerait que celle-ci soit la bonne ! "

Éric.L 

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 13 décembre 2025

Noël… Et la quête du cadeau idéal !

Et voilà Noël qui approche à grand pas… Un peu tôt vous pensez ? Pas si sûr d'un point de vue marketing, puisque les premiers catalogues des festivités de Noël sont arrivés dans nos boites aux lettres il y a un moment déjà ! Dès lors, le coup d’envoi est plus que jamais donné pour ce qui est du choix des cadeaux, et des présents à offrir à ses proches, et aux membres de sa famille ! 

Chacun, commence à se dire qu'il va falloir réfléchir, aux différentes idées de cadeaux à faire aux uns et aux autres… Noël est associé aux cadeaux dans notre société ! Parfois d'ailleurs cet aspect consumériste est décrié, mais il n'empêche, il ne se dément pas, même lorsque le contexte économique n'est pas au beau fixe !

Cependant, il peut arriver que vous soyez à court d'idées cadeaux ! Trouver un cadeau de Noël pour ses proches peut devenir un véritable casse-tête. Est-ce que le cadeau va plaire, est-il assez original ? La peur qu’un cadeau puisse déplaire peut même créer une angoisse !

Entre l'utile et le futile, on ne mettra certainement personne d'accord puisqu'il y a des fans et des détracteurs dans chaque camp. Les cadeaux sont aussi un petit "luxe", donc ils peuvent tout à fait avoir un caractère superflu ! Sinon où se niche le plaisir ? Le fait de rechercher et de trouver le cadeau qui fera plaisir est une quête, même si parfois, dans certaines circonstances, mieux vaut opter pour des cadeaux plus traditionnels et moins personnalisés. Tout dépendra des relations plus ou moins intenses qui existent entre les personnes. 

"Quoi qu'il en soit, un cadeau est une marque d'attention et d'affection qui fait toujours plaisir ! Ainsi, cet échange de cadeaux qui se pratique à Noël, est surtout un signe de fraternité et d'amitié entre proches, qu'il est important de perpétuer !"

Éric.L


La quête du cadeau idéal.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/



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Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 11 décembre 2025

#2 Produits festifs… & petites arnaques !

Produits festifs.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/

Les produits festifs de Noël sont déjà bien installés dans les rayons des supermarchés, les repas des fêtes de fin d’année se préparent dans de nombreux foyers. C’est au centre d’une belle table décorée avec soin que l’on met les produits stars du réveillon à l’honneur. Mais Les fêtes de fin d’année sont aussi souvent propices aux arnaques ! Ainsi sous couvert de marketing bling-bling à la sauce réveillon, les rayons des supermarchés se parent de rouge et d’or, et le marketing des fêtes promet monts et merveilles… De plus, la période des fêtes est propice à se faire plaisir sans être trop regardant !
 
Comme chaque année, l’organisation de défense des consommateurs Foodwatch a décrypté les étiquettes et regardé au-delà des emballages  de ce qui nous est proposé. Résultat… elle épingle plusieurs produits “trompeurs”. Paquets pseudo-chics, origines trompeuses, additifs controversés, sachet pas très rempli...
 
Noël à table... Découvrez les 8 produits épinglés par foodwatch en cette fin d’année !
 
- Sucette Fizzy Giga de Twisty.
Derrière son aspect festif, la sucette en forme de Père Noël Fizzy cache une réalité beaucoup moins joyeuse ! Ce produit destiné aux enfants, contient pas moins de sept additifs… Un véritable cocktail chimique qui n’a rien à voir avec la magie de Noël ! Ingrédients : sucre (61.1%), sirop de glucose, gélatine, eau, acidifiants : E330, E331, gélifiant : E440i, arômes, colorants : E120, E133, E141, E153, E160a, E160c. Une sucette Père Noël qui ne fait pas de cadeau sur les additifs industriels ! Et cerise sur le gâteau, ou plutôt sur la sucette… origine Chine !    
Autre choix possible : Certes il est assez dur de trouver des confiseries sans additifs, mais de plus en plus de fabricants les suppriment. La marque Pierrot gourmand ou des confiseurs locaux s'en passent, sans être plus chers pour cela ! 
 
- Escargots de Bourgogne L’Origine du goût.
Ces escargots surgelés L’Origine du goût, une marque E. Leclerc viennent de quelque part en… Europe. Mais d’où proviennent finalement ces escargots ? Mystère pour celui ou celle qui les achète, sinon qu’ils ne viennent sans doute pas de bourgogne, sinon la marque l’aurait alors sûrement signalé en grand. Il faut savoir que le terme "escargot de Bourgogne" désigne l'espèce et non pas l'origine. La majorité des escargots de Bourgogne que l’on trouve en grande distribution en France sont importés de Pologne, Hongrie, Lituanie, Roumanie… Les gastéropodes ont souvent voyagé sur de longues distances avant de rejoindre les rayons des supermarchés. Un comble pour cet animal réputé pour sa lenteur !    
Autre choix possible : Trouver de véritables escargots de Bourgogne originaires... de Bourgogne coûte cher. Et quasiment impossible en grande distribution. Mais choisir les produits Label rouge garantit au moins le respect d'un certain nombre de règles pour les autres ingrédients et la préparation de la recette “bourguignonne”.
 
- Pâté en croûte Le Richelieu de Maison Monterrat.
‘Le Richelieu’ un pâté en croute avec médaillon de mousse de canard à 8.99€ le kilo de la Maison Monterrat traiteur. Encore un produit qui fleure bon le terroir et la tradition ! Mais derrière ce vernis made in France, si la viande de porc est bien française, le foie maigre de canard lui n’est pas d’origine française, mais d’origine UE ou non-UE. Cet emballage crée un décalage entre l’image tricolore affichée et la réalité de la provenance du produit. En 2021, les parlementaires avaient décidé de règlementer l'usage des drapeaux et autres symboles français sur les emballages des produits alimentaires. Seulement voila, le décret gouvernemental censé mettre cette décision en œuvre n’a toujours pas été promulgué. Résultat… les industriels font toujours bien ce qu’ils veulent ! De plus dans la composition de ce produit il y a en autre du nitrite de sodium.
Autre choix possible : Veillez à ne pas vous laisser abuser par une origine ou une composition trompeuse. Ici, plus de porc que de canard, et des viandes aux origines incertaines. Et surtout bien lire la composition du produit.
 
- Les apéritifs mini Bloc de foie gras de canard, pointe d’Armagnac de Labeyrie.
L’emballage chic et raffiné de ces mini blocs de foie gras de canard à la pointe d’Armagnac, laisse imaginer le toast parfait pour les fêtes. Ce produit de la gamme "Les Apéritifs" à 111.00€ le kilo, signé Labeyrie, vante un côté terroir et savoir-faire français ! Mais derrière ce vernis festif se cache un détail que la face avant du produit ne met pas en avant… l’additif E250. Soit du nitrite de sodium, massivement utilisé en charcuterie (comme le nitrite de potassium et les nitrates de sodium et de potassium), mais très décrié. Celui-ci contribuerait à la formation de composés cancérogènes probables et favoriserait le cancer colorectal. Alors vous reprendrez bien un peu de nitrites ajoutés à l’apéritif ?    
Autre choix possible : la plupart des marques de foie gras, y compris les marques de distributeurs, proposent des produits avec seulement deux ou trois ingrédients (foie gras, sel, poivre)  et ce sans surcoût. Lire les étiquettes suffit à les trouver... et même moins cher que ce produit.
 
- Les chocolats Favorina de Lidl. 
À première vue, le sachet de chocolats semble bien rempli. La classique petite fenêtre transparente montre des chocolats en nombre, donnant une certaine illusion que le paquet est bien rempli. Mais une fois ouvert, c’est surtout le vide qui saute aux yeux, environ un quart du paquet. Une pratique qui énerve beaucoup les consommateurs. Ce type de chocolat à 10.95€ le kilo, se devrait d’être conditionné de manière beaucoup plus transparente et respectueuse de l’environnement.  Le "plein de vide" et les emballages gonflés à l’air sont des pratiques marketings abusifs. Alors que les industriels devraient réduire urgemment leurs emballages, nombre d’entre eux font le contraire !
Autre choix possible : Bien vérifier le prix au kilo avant de se laisser séduire par un paquet de grande taille. A défaut, choisir un produit pour lequel il n'y a pas de doute possible sur la quantité vendue.
 
- Biscuits Collection Etoile de Delacre (Ferrero).
Dans la mythique boîte métallique Delacre se vantant d’être "fournisseur breveté de la Cour de Belgique", qui appartient désormais au géant Ferrero pas de miracle ! Derrière cette boite de biscuits à 14.60€ le kilo, plutôt que du beurre ou, au pire, de l'huile de tournesol, on retrouve de l’huile de palme en bonne place dans la liste des ingrédients. Une matière grasse végétale très bon marché, associée à des pratiques environnementales et de santé controversées. On est loin de l’image premium que le packaging laisse à croire !
Autre choix possible : Plusieurs marques et de nombreux artisans proposent des équivalents « pur beurre » - et pas forcément plus chers. 
 
- Œufs de lompe Auchan.  
Gare à vos toasts de Noël ! Un petit pot qui contient seulement 82 % d'œufs... et pas moins de cinq additifs, relève Foodwatch. Et pas des moindres ! Des colorants, parmi lesquels on retrouve le fameux E150d, un caramel de synthèse « parfumé » au sulfite d'ammonium. Un composé qui peut contenir des substances classées cancérogènes possibles. On retrouve également des conservateurs et épaississants. Ne vous laissez pas duper par les œufs de lompe noirs d’Auchan à 32,10€ le kilo, car la réalité est loin d’être aussi chic que ce type de produit le laisse croire…
Autre choix possible : les œufs de lompe figurent parmi les produits les plus « chargés » en additifs divers et variés. Pourtant sans aller jusqu'au luxueux caviar, il est toutefois possible de trouver d'autres œufs de poisson (truite, saumon, poisson volant...) sans autre ajout que du sel. 
 
- Terrine aux 3 poissons de Guyader.
Guyader vend une terrine aux trois poissons, “saumon, colin d’Alaska et hoki”, et c’est ce qu’on s’attend à trouver dans la liste des ingrédients pour un produit à 25€ le kilo. Hors ce qu’a constaté Foodwatch, le premier ingrédient c’est de l’eau  et en deuxième de la chair de poisson. Gros mystère sur les poissons utilisés dans cette terrine, car les trois poissons mis en avant sur l'étiquette ne sont présent qu’a hauteur de : colin d’Alaska, 15% ; hoki, 5% ; pulpe de saumon, 3,5% ; saumon fumé, 1%. Et avec toute cette eau,  on retrouve aussi des carraghénanes, des additifs alimentaires, utilisés selon l’Inserm pour améliorer la texture des produits et prolonger leur durée de conservation.  Or, dans une étude d’avril 2024, l’Inserm soulignait que la consommation répétée d’émulsifiants comme les carraghénanes était associée à un risque accru de diabète de type 2.  
 Autre choix possible : Plusieurs marque proposent des terrines de poissons sans aucun additif (Bonneterre, Biocoop...) et à des prix proches de ceux de Guyader. 
 
 Alors oui, ces pratiques sont a priori légales, mais pas très morales, voire mauvaises pour la santé. Cette année, des articles de marques aussi diverses que Guyader, Lidl, Auchan, Leclerc, Delacre ou encore Labeyrie ont été épinglés. Huit produits qui « induisent les consommatrices et consommateurs en erreur », note Foodwatch. Cette liste est tout sauf exhaustive…  elle a valeur d’exemple et se retrouve chez bien d'autres marques, au détriment des plus respectueuses. Par cette liste, Foodwatch  nous rappelle également l’importance de connaître les problèmes les plus fréquents et surtout de bien lire les étiquettes !
 
Si pour foodwatch épinglé régulièrement et inlassablement les arnaques sur l’étiquette est si important, c’est qu’elles traduisent plus globalement l’opacité des pratiques des industriels. Cette même opacité qui cause des scandales alimentaires, qui permet à des lobbies d’enterrer des projets de lois qui souhaiteraient s’attaquer aux pesticides ou aux additifs, qui rend possible des fraudes alimentaires massives, qui facilitent une spéculation alimentaire sans bornes... Eh oui, tout est lié !
 
Éric.L 
 
Sources & pour plus d'information : foodwatch organisation à but non lucratif qui se bat pour une alimentation sans risques, saine et abordable pour tous et toutes.
 
 
A voir également sur foodwatch : Le Mur des Arnaques sur l'étiquette  

jeudi 29 décembre 2022

#1 Produits festifs… & petites arnaques !

Pour les fêtes de fin d’année dans de nombreux foyers, c’est au centre d’une belle table décorée avec soin que l’on met les produits stars du réveillon à l’honneur ! Mais Les fêtes de fin d’année sont aussi souvent propices aux arnaques ! Ainsi sous couvert de marketing bling-bling à la sauce réveillon, les rayons des supermarchés se parent de rouge et d’or, et le marketing des fêtes promet monts et merveilles… Hélas, certains de ces produits vendus comme chics peuvent révéler des arnaques sur l’étiquette, des emballages malhonnêtes, qui induisent réalité les consommateurs et consommatrices en erreur.
 
Comme chaque année, pour alerter les consommateurs et consommatrices, foodwatch présente sa Table de Noël des arnaques. Une table de fête qu’on vous invite à scruter de près… Emballages surdimensionnés et plein de vide, ingrédients masqués ou encore additifs controversés pour la santé : découvrez comment certains industriels profitent des fêtes pour vous proposer des emballages qui ne tiennent pas leurs promesses ! 

Avec la Table de Noël des arnaques, foodwatch dénonce le fait que des fabricants et distributeurs se croient souvent tout permis. Certains abusent du marketing pour survendre des produits bien loin des promesses faites sur l’emballage. La réglementation en vigueur interdit pourtant d’induire les consommateurs et consommatrices en erreur mais, dans les faits, les sanctions à l’encontre de ces abus sont rares et les pratiques malhonnêtes continuent, puisque l’impunité est de mise…

Si pour foodwatch, épingler régulièrement et inlassablement les arnaques sur l’étiquette est si important, c’est qu’elles traduisent plus globalement l’opacité des pratiques des industriels. Cette même opacité qui cause des scandales alimentaires, qui permet à des lobbies d’enterrer des projets de lois qui souhaiteraient s’attaquer aux pesticides ou aux additifs, qui rend possible des fraudes alimentaires massives, qui facilitent une spéculation alimentaire sans bornes... Eh oui, tout est lié !

 
Découvrez les 10 produits épinglés par foodwatch en cette fin d’année !
 
En entrée : On inaugure cette Table de Noël des arnaques avec quelques classiques et une surprise ! 
 
En plats : Place au plat de résistance, et pas des moindres !
 
Pour le dessert : Les palais sucrés seront ravis, on vous propose du lourd pour boucler ce menu fort en arnaques !
 
"Subrepticement à l'approche des fêtes de fin d’année, et de la magie de Noël, les rayons des supermarchés se remplissent de produits enveloppés de leurs plus beaux atours… Mais derrière le bling-bling des emballages, le marketing des fêtes peut aussi cacher de belles arnaques !"
 
Éric.L 

Sources & pour plus d'information : foodwatch organisation à but non lucratif qui se bat pour une alimentation sans risques, saine et abordable pour tous et toutes.

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 23 décembre 2022

Illuminations de Noël… Entre tradition et alternatives éco-responsables !

Guirlandes lumineuses, sapins majestueux et chalets enneigés… Chaque année les municipalités en font toujours plus pour décorer leurs villes et réveiller l’esprit des fêtes de fin d’année. Mais ces décorations ont un coût et pour l’environnement et pour notre facture énergétique. Alors quoi ? On arrête tout, on ne décore plus ? Pas forcément. De plus en plus de villes font preuve d’imagination, et troquent leurs décorations habituelles pour des alternatives éco-responsables.
 
Il est à noter que la plupart des grandes villes, ont fait cette année le choix de la sobriété. Concrètement on en met moins ou on les allume moins longtemps. Ainsi à Metz les guirlandes s’éteignent à minuit, même chose à partir de 22 heures pour Toulouse. À Nantes, on prévoit une semaine en moins d’illuminations par rapport aux autres années. Pour donner l’exemple, l’emblématique avenue des Champs-Élysées s’illumine-t-elle aussi seulement six semaines cet hiver, au lieu de sept les autres années, et les vitrines de l’allée s’éteignent tous les soirs à 22 heures. Ainsi entre ces villes qui maintiennent la tradition des illuminations de Noël, celles qui les éteignent à 22 ou 23 heures, celles qui ne font plus rien, ce trouve aussi celles qui ont trouvées des alternatives !   
 
Le marché de Noël de Colmar est l’un des plus traditionnels de France. Pourtant cette année une attraction particulièrement innovante étincelle place de la Montagne-Verte. La première grande roue de France munie de panneaux solaires. Chacune des 24 nacelles dispose de son propre panneau photovoltaïque, qui permet d’alimenter en lumière l’ensemble de l’installation. 
 
Dans le Maine-et-Loire, la commune de Lion-d’Angers n’installe pas d’illuminations cette année, pourtant la ville brillera bien à la tombée de la nuit… La mairie a organisé une collecte des anciennes boules et guirlandes des habitants, pour leur donner une seconde vie. Les décorations ont ensuite été bombées à la peinture phosphorescente et sont désormais installées dans la rue principale du centre-ville.
 
A Bordeaux, en plein milieu de son centre commercial trône cette année un sapin de 10 mètres de haut, pas comme les autres. L’arbre ne vient pas d’une forêt mais d’une usine locale, où il a été fabriqué à partir de 3 000 bouteilles en plastique usagées. On peu y voir également, un sapin de verre et d’acier recyclé installé à la place du traditionnel arbre de Noël sur la place de l’hôtel de ville. 
 
La ville de Tours a de son côté trouvé une alternative a la traditionnelle patinoire extérieure Gourmande en énergie. Celle-ci est remplacée par une piste de patins à roulettes. Et ça tombe bien puisque le roller et son côté vintage reviennent à la mode !
 
Dans le Finistère, la commune de Quimperlé a décidé de faire une croix sur les illuminations cette année. À la place, la commune mise sur les spectacles vivants et les animations de rue pour donner un air de fête à son centre-ville. 
 
Les Français seront-ils convaincus par toutes ces alternatives ? Selon l’ADEME, moins d’un Français sur cinq pense à l’écologie au moment des fêtes. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les décorations lumineuses de Noël ne représentent qu’une petite partie de la consommation électrique des villes. « C’est 0,2 % sur la facture annuelle d’une commune » en électricité, indique Julien Arnal, président du Syndicat de l’éclairage auprès de l’AFP. 

 "Alors, nos communes sauront elles cette année conserver ce moment festif de Noël en réinventant l’enchantement et ce, tout en maintenant des décorations et illuminations de Noël sans gaspi… A vous de voir !"       

Éric.L

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Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 11 août 2022

Les 30 ans de Disneyland Paris… Du rêve à la réalité !

C’était il y a 30 ans, le 12 avril 1992. Le monde entier a les écrans et les yeux rivés sur une petite ville nouvelle à 30 km de Paris, où le géant Walt Disney ouvre les portes d’un nouveau parc d’attraction, le seul en Europe ! Le 12 avril dernier, le parc Disneyland Paris a donc fêté ses 30 ans. C'est l'occasion de s'interroger sur ce que représente ce lieu tant sur le plan culturel qu'économique et urbanistique.
 
En 1985, lorsque Disney, le géant du divertissement, réfléchit à ouvrir un de ses parcs d’attractions en Europe, il hésite entre deux points de chute : Barcelone en Espagne ou Marne-la-Vallée, une ville nouvelle en Seine-et-Marne, près de Paris. Le choix des Américains se portera sur la seconde, à la grande joie des pouvoirs publics français qui y voient un moyen de booster l’emploi dans la région et de développer le territoire. Les atouts de la France ? Deux aéroports internationaux et sa situation géographique au cœur de l’Europe. Après d’intenses négociations, si Mickey opte pour la France, ce n’est pas à n’importe quel prix ! Prolongement du RER, sortie d’autoroute, prêts à taux ultra-préférentiels, dérogation au repos dominical… La France déroule le tapis rouge au géant américain. Avant son ouverture, le projet avait fait face à une forte opposition. Mais les promesses d'emploi et de croissance économique ont toutefois pris le dessus. Le 24 mars 1987, Jacques Chirac, Premier ministre de l’époque, signe la convention avec Michael Eisner, président du conseil d’administration de The Walt Disney Company. Une convention lui réservant plus de 2.000 hectares de terrain.
 
Les travaux débutent dès août 1988 à Marne-la-Vallée pour se terminer près de quatre ans plus tard. En avril 1992, Mickey ouvrait les portes du parc. Les fastes du royaume Disney attirent dès le premier jour des milliers de visiteurs. Certains sont si impatients qu’ils dorment dans leur voiture pour être les premiers à franchir les grilles de l’un des plus grands parcs d’attractions du monde ! Le succès est immédiatement au rendez-vous , plus de 10 millions de curieux affluent dès la première année d'exploitation.
 
30 ans plus tard, comment lire l’influence de l’univers Disney, de ses princes et princesses, ou Avengers, sur nos imaginaires et nos croyances ? Quel bilan faire de cette usine à rêve qui est en passe d’ouvrir une nouvelle enceinte dédiée à l’univers Marvel ? Et comment analyser ce pas de deux entre public et privé dans l’aménagement de ce territoire ? Aujourd’hui, Disneyland Paris est la première destination touristique d’Europe avec plus 375 millions de visites, il est passé de 29 à 59 attractions, Il est désormais étendu sur deux parcs à thèmes, plus de 9 milliards d'euros investis depuis sa création, le principal employeur de Seine-et-Marne mais aussi la locomotive du développement urbain et économique de l’agglomération du Val-d’Europe. Mais le parc peine à être rentable !
 
Et la suite ? Le parc va continuer à grandir et à s'étendre en 2022-2023. Le campus Avengers, espace 100% dédié à l'univers Marvel, a ouvert ses portes cet été au Walt Disney Studios, avec des nouvelles attractions, restaurants et magasins. Un land dédié à la Reine des Neiges est actuellement en construction, avec une reconstitution du royaume d'Arendelle et un grand lac artificiel qui apporteront une nouvelle expérience aux visiteurs. Quant à l'espace Star Wars, un temps évoqué, aucune information n'a été récemment communiquée. Mais en attendant d'explorer des galaxies plus lointaines et de conquérir de nouveaux territoires, Disneyland Paris s'apprête bel et bien à refaire le plein, après deux années de turbulences dues à la crise sanitaire. Ainsi, le programme habituel de l'événement des 30 ans va durer une année complète. Et puis, Mickey prépare aussi l'avenir, avec plein de nouveaux amis issus de la « Reine des neiges » ou encore de l'univers Marvel.
 
Maintenant il fait partie du paysage. Mais Disneyland Paris, ouvert il y a trente ans sur les terres agricoles d'Île de France, a profondément transformé la région. Depuis, c'est une ville qui a été créée de toutes pièces autour du parc, avec ses 2.000 hectares de foncier. Le site ne se résume pas au parc d'attractions, c'est aussi un ensemble architectural et urbanistique qui a remodelé l'est parisien et l'a fait passer de cinq communes à l'origine, à dix. L'agglomération représente aujourd'hui 50.000 habitants, une région où 36.000 emplois ont été créés et 6.300 entreprises ont trouvé adresse. Marne-la-Vallée, jusque-là peu connue, est devenue une destination européenne. Faisant au passage, de cette agglomération et ce parc, une véritable vitrine européenne pour Disney. Val d'Europe est sans doute une réussite urbaine, mais le concept de ville nouvelle suscite aussi des critiques. Certains y voient au final juste la ville d'une marque, où tout chaos est absent alors que cela fait aussi partie de la vie des villes. Le modèle du parc obéit également à celui des années 1960, au risque d'être figé. A moins que ce ne soit ce que les visiteurs y cherchent justement ! 
 
Retour en chiffres sur ces trois décennies.
- 2 parcs à thèmes, le Parc Disneyland de type " royaume enchanté ", le Parc Walt Disney Studio sur le cinéma et l'animation. On y trouve également 1 centre de divertissement, Disney Village (anciennement Festival Disney), 1 espace commercial et de loisirs proposant boutiques, restaurants, et annimation, ainsi que 6 hôtels Disney. Le tout sur plus de 80 hectares.
    
- 16.000 employés, de plus de 100 nationalités, et 500 métiers différents. Ce qui en fait “l'un des plus gros établissements de France” selon l'Insee.

- 9,1 milliards d'euros d'investissements depuis son ouverture. Sans cesse poussé à se développer et se renouveler. Si l'on peut parler de succès sur le plan commercial, le parc a connu de nombreuses difficultés financières et n'a jamais atteint la rentabilité escomptée.

- Près de 200 spectacles, et plus de 50 attractions. Pour vivre la magie Disney.

- Plus de 375 millions de visiteurs depuis l’ouverture, dont Plus de la moitié étaient des étrangers. Générant à lui seul 6% des recettes touristiques du pays.

- Contribution à l'économie française à hauteur de 84,5 milliards d'euros. Le géant américain est une vraie locomotive pour l'agglomération, où l'on recense désormais 35.000 habitants et plus de 6.000 entreprises. 
 
Le saviez-vous ?  
- Les armoiries de la famille de Walt Disney, sont originaires d’Isigny-sur-Mer. D’Isigny a été au fur et à mesure anglicisé pour devenir… Disney.

- Lorsque vous regardez le château, vous voyez le Château de la Belle au Bois Dormant, oui bien sur, mais pas que… La silhouette avec le château sur un rocher, c’est le Mont-Saint-Michel ; les toits en damier, ce sont les hospices de Beaune ; les tours accolés, le Château d’Ussé ; la coupole avec les vitraux, le Château de Chambord… Et si vous observez les pointes en or, vous y verrez des escargots qui veulent s’échapper, à la fois un hommage à la Bourgogne et à la tradition de la gastronomie française. 

- Pour l’ouverture du parc, la première famille à s’être présentée au guichet, a reçu en cadeau un accès gratuit à vie dans tous les Disney du monde.

- La vente de chewing-gum est interdite dans tous les magasins du parc, pour éviter que les visiteurs les jettent par terre et dégradent le parc. 

- L’attraction Star Wars Hyperspace Mountain, est la seule à proposer des inversions par rapport aux autres parcs. Elle est également la plus rapide avec une vitesse maximale de 75,6 km/h.
 
"Le rêve Disney n’a pas fini de s’étendre à l’est de Paris… Surfant sur ce phénomène de rareté qui confère à chaque objet sa dose de prestige ! "

Éric.L

Les 30 ans de Disneyland Paris, du rêve à la réalité. https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Pour plus d'information :

   

jeudi 16 juin 2022

L’horloge parlante, « Au 4e top il sera… fin d’une époque » !

"L'objet s'inscrit dans le temps, il est souvent à l'image d'une époque, le symbole d'une génération ! Il connaît des cycles, des vagues de popularité, on peut même parfois ressentir pour lui une certaine nostalgie ! Un objet qui devient transmission et de mémoire, qui fait partie de notre patrimoine… un peu comme une madeleine de Proust !" 
« Au 4e top, il sera… ». Si vous avez déjà composé le 3699, alors vous savez qui est au bout du fil : la voix de l’Horloge parlante, capable de vous donner l'heure légale française par téléphone à un dixième de milliseconde près. Seulement voilà, après plus de 90 ans d’existence, ce service historique va définitivement prendre sa retraite et cesser à compter du 1er juillet 2022 !  
 
C’est la fin d’une époque… Il faut dire que l’Horloge parlante n’a plus trop la cote, à l’heure où les téléphones portables et les ordinateurs sont omniprésents dans notre quotidien. La digitalisation des matériels, la démultiplication des sources pouvant donner l'heure, mobiles, ordinateurs, tablettes, participent inévitablement à cette érosion. Par ailleurs, le prix de l’appel a considérablement augmenté ces dernières années. Comptez désormais 1,50 euro contre 56 centimes en 2013 !
 
Un peu d’histoire !
Tout commence pour l’Horloge parlante le 14 février 1933, jour de sa mise en service. Son inventeur, Ernest Esclangon, était directeur de l’Observatoire de Paris au tournant des années 30. Ce dernier était alors exaspéré par le fonctionnement du premier standard téléphonique de l’Observatoire. En effet, ce dernier recevait des appels incessants venus des quatre coins du pays pour connaître l’heure exacte. Néanmoins, à chaque fois que le ou la standardiste décrochait, personne ne pouvait profiter au même moment de la même information qu’il fallait donc répéter des milliers de fois par jour. C’est ainsi qu’il eût l’idée d’une machine électro-mécanique reposant sur la technique du film parlant. En permanence plusieurs bobines, dont trois sont dédiées aux heures, minutes et secondes, tournent en parfaite synchronisation. A chaque appel, une première bobine énonce “au quatrième top il sera…” suivi de l’énoncé des heures, des minutes, puis des secondes, puis des quatre fameux bips. L’heure était synchronisée à l’horloge fondamentale de l’Observatoire faisant foi sur tout le territoire. A l’époque, la France réalise alors une prouesse puisqu’il s’agit du premier système automatisé du genre dans le monde ! Par la suite, ce système a été reproduit dans le monde entier.
 
Le système est inauguré le 14 février 1933, c’est Marcel Laporte, speaker sur la chaine de radio SFR Radiola et Radio Vitus qui prête sa voix au système. Le succès est immédiat, avec pas moins de 140 000 appels dès le premier jour dont seulement 20 000 ont pu être honorés en raison des limites initiales du central téléphonique de l’observatoire. Le système a par la suite subi deux mises à jour majeures, en 1964 et 1975. La seconde mise à jour a connecté le système pour la première fois à une horloge atomique ultra-précise. En 1987 et 1991 ont eu lieu les dernières révisions du service qui est passé entièrement au numérique. Marie-Sylvie Behr est la dernière speakrine à prêter sa voix à l’Horloge parlante.
 
Tout un symbole !
Certains n’ont sans doute jamais appelé l’Horloge parlante. Si pour vous c'est le cas, on vous recommande un dernier appel au 3699. Car à compter du 1er juillet 2022, ça en sera bel et bien fini de ce service lancé en 1933. C’est donc sans doute la seule et unique fois que vous entendrez une voix féminine énoncer les mots “Au quatrième top il sera…” suivi d’une heure exacte et de quatre bips permettant de synchroniser très précisément toutes vos horloges et montres.
 
"Ainsi, 89 ans plus tard, l’Horloge parlante va donc définitivement s’arrêter, laissant un vide dans l’Histoire du patrimoine industriel français ! « Au quatrième top il sera… » ”
 
Éric.L         


Horloge parlante, fin d'une époque.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/

          
                                   Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mercredi 11 mai 2022

Ce téléphone si intelligent… Puis la promesse d’une certaine vacuité de l’observation !

Le téléphone intelligent a de nombreuses qualités ! Mais ce n'est pas à moi d'en faire la publicité, ses promoteurs s'en chargent à merveille à la télévision, sur le web, dans les magazines… Pour ma part, Je me contente juste de me satisfaire tous les jours, de la disparition de ce téléphone si intelligent de ma vie ! 
 
J'ai réalisé il y a peu que ce charmant objet, si pratique, si nécessaire, si vital, a fait peu à peu disparaître deux activités primordiales du cerveau humain que sont l'ennui et l'observation ! Car finalement pourquoi s'ennuyer quand on peut regarder des vidéos de YouTube ou de Tik Tok dans une salle d'attente ? et pourquoi regarder ses voisins dans la même salle d'attente lorsqu'on peut regarder ses notifications Facebook ? Des notifications de la plus haute importance il va de soit ! Ou encore être sur des jeux entrecoupés de pubs, qui ne rapportent que des chimères ?
 
J'ai réalisé il y a peu que j'étais beaucoup trop sensibles aux vidéos, jeux et aux notifications Facebook pour pouvoir y résister ! Alors J'ai donc décidé de me séparer de ce téléphone si intelligent qu'il me rendait parfaitement débile. Depuis, lorsque je sors d'une salle d'attente, ou d’ailleurs, je sais combien de personnes s'y trouvaient, j'ai tenté de deviner ce qu'ils faisaient comme métier, quelle étaient les rêves qu’ils pouvaient bien avoir et j'ai construit dans ma petite cervelle pleine d'ennui le roman de leur vie. Ainsi, et pour ma part, le monde qui nous entour n'est plus dans le fond de ma poche… mais sous mes yeux, et c'est bien suffisant pour me rendre heureux !
 
Car finalement, notre imagination se nourrie de notre curiosité pour le monde qui nous entoure ! Il est un espace fait de découvertes, de connaissances, de partages, et principalement… des petits plaisirs de l’observation de notre société et de notre environnement. Et puis, comprendre et connaître ce qui nous entoure, n'est-ce pas aussi mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons ?
 
"Alors oui maintenant, je sais que ce téléphone si intelligent qu'il me rendait si parfaitement débile, ne me servait pas à grand-chose… si ce n’est qu’a l’utilité que doit avoir un téléphone !"

Éric.L

Pourquoi découvrir ce qui nous entoure… puisque l'on a notre téléphone si intelligent ! 

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 17 mars 2022

Zones humides… Espaces porteurs de biodiversité !

Depuis le début du XXe siècle, plus de 50% des zones et milieux humides ont disparu en France, dont la moitié entre 1960 et 1990 ! Par l’intensification des pratiques agricoles, mais aussi les aménagements hydrauliques inadaptés, ou encore la pression de l’urbanisation et des infrastructures de transport…
 
Marais, tourbières, prairies et forêts humides… entre terre et eau, les milieux humides présentent de multiples facettes et se caractérisent par une biodiversité exceptionnelle ! Lorsqu’elles sont préservées, les zones humides nous offrent de nombreux avantages et bienfaits. Elles contribuent fortement à un bon fonctionnement et à une régulation des milieux et à la biodiversité associée. Mais aussi, elles contribuent pareillement à augmenter la résilience du territoire face aux inondations, aux sécheresses, et pollutions. De plus, elles participent à la constitution d’espaces de quiétude et de calme, de zones rafraichissantes notamment en période de chaleurs.
 
On peut distinguer trois types de zones humides à l’intérieur des terres :
- Les marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides.
- Les milieux humides composés d’eau salée ou saumâtre, que l’on trouve dans les estuaires, lagunes, étangs d’arrière-dunes, vasières, mangroves.
- Les milieux humides aménagés par l’Homme.
 
Ces espaces sont porteurs d’une biodiversité riche avec d’innombrables espèces de plantes et d’animaux ! Oiseaux, amphibiens, poissons, insectes ou mollusques… En France métropolitaine, un tiers des 277 espèces connues d’oiseaux nicheurs dépend de ces zones humides.
 
Compte tenu des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, ces milieux menacés par les activités humaines et les changements globaux, doivent faire l’objet d’une attention toute particulière ! La France s’est engagée à préserver les zones humides sur son territoire, notamment à travers la signature de la Convention internationale de Ramsar.
 
"Espaces de transition entre la terre et l’eau, véritables réservoirs de biodiversité, les zones humides occupent une place prépondérante dans l’équilibre fragile de notre environnement. Extrêmement riches, ces espaces génèrent des services environnementaux indéniables, et se doivent d’être protégés !" 
 
Éric.L

 
Zones humides.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/



Vidéo, présenté par l'Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui nous explique l’intérêt des zones humides.

           
                                     Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 10 février 2022

Le télégraphe de Chappe… L'ancêtre de la 5G !

Ce qui caractérise l’être humain, est la complexité de son langage lui permettant de communiquer sur des sujets abstraits, et de développer des modes de coopération complexes. Bon, je ne l’ai pas inventé, ce sont des scientifiques qui le disent ! En conséquence, le développement des moyens de communication à distance rapide a de tout temps été une grande préoccupation pour l’homme. Au début, il y a eu la parole, la parole criée, la danse du ventre, les signaux de fumée. Puis est venu le message à dos d’homme, à dos d’âne, à dos de cheval, à dos de pigeon voyageur, à dos de bateau… j’en passe et des meilleures !
 
Saviez-vous que bien avant l'invention des TGV et des téléphones, il était possible de faire passer un message de Paris à Strasbourg en seulement 2h ? Mais pour les colis… c'était une autre histoire ! Donc pour trouver des moyens de communication à distance vraiment rapides, il faudra attendre le XVIIIème siècle et l’invention du télégraphe. Pour une fois, cette invention n’a pas été faite dans la Silicon Valley mais à Paris, oui monsieur, et ce grâce à Claude Chappe. En 1791, il met au point avec ses frères un système de communication optique, le Télégraphe Chappe.
 
Le dispositif s’appuie sur un réseau de tours espacées entre elles de 10 à 30km. En haut de chaque tour est installé un mât avec des bras articulés. Les mouvements de ces bras articulés permettent de coder un message. Ces mouvements sont visibles depuis la tour la plus proche. L’opérateur reproduit le message et ainsi de suite de tour en tour jusqu’à destination. Des lignes reliant Paris à Lille, Strasbourg, Brest, Lyon, Milan sont progressivement déployées. Les mats sont installés sur différents monuments de Paris. A son apogée, le système comprend un réseau de 500 tours dans toute la France. Si ce système peut paraître rudimentaire vu d’aujourd’hui, il est révolutionnaire à l’époque. A titre d’exemple, un message de Paris vers Strasbourg mettait 4 jours avant Chappe. En 1799, il ne faut plus que 2 heures !
 
Et puis en 1845, la première ligne de télégraphe électrique, utilisant le code Morse international, est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe. En 1855, abandon de la dernière ligne du télégraphe aérien. Les gros inconvénients du système étaient qu'il ne pouvait fonctionner ni la nuit, ni par mauvaise visibilité, et surtout, qu'il mobilisait beaucoup d'opérateurs (deux tous les 15 kilomètres environ).
 
Le savez-vous ?
 - En quelques années, 5000 km de réseau et près de 533 stations étaient mis en place, couvrant une partie importante du territoire français.
- Jusqu'à aujourd'hui, les sites de télégraphe de Chappe, en raison de leurs emplacements, ont été très recherchés pour installer des relais de communications hertziens, et même envisagés pour un type de télécommunications optiques très différent, les liaisons laser.
 - Si certaines tours ont pu être sauvées de la destruction et restaurées, la plupart des tours restantes sont à l'état d'abandon, ou dans le meilleur des cas reconverties à un autre usage, en particulier agricole (pigeonnier, entrepôt de produits chimiques, château d'eau). Toutefois, une douzaine de stations télégraphiques réparties sur tout le territoire français ont été réhabilitées, et six sont protégées comme monuments historiques. 
 
"Ainsi, bien avant l'invention des TGV, des téléphones, que dis je du Smartphone, du WI-FI, de la 5G… il était possible de faire passer un message de Paris à Strasbourg en seulement 2h ! Oui mais pour les colis… alors là, c’était une autre histoire !" 

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 5 février 2022

JO d’hiver 2022… Des jeux sans neige et sous cloche !

Le Jean-Claude Dusse qui sommeille en vous, tout comme moi ! Vous avez certainement levé un sourcil quand le Comité international olympique (CIO), a désigné une ville située 44 mètres au-dessus du niveau de la mer, déjà hôte des JO d'été (2008), pour accueillir le cirque blanc ? Pékin 2022 des JO d'hiver avec 100% de neige artificielle, une triste première !
 
Ce à quoi Le CIO rétorque que l'enneigement naturel n'est plus une condition nécessaire pour postuler. "Aujourd'hui, en quoi des Jeux d'hiver en Italie ou en France seraient-ils utiles pour le développement du sport d'hiver ? Les accorder à un pays émergent, c'est plus intéressant." Autrement dit, La logique géographique a fondu elle aussi face à la conquête de nouveaux marchés ! Après, on peut assumer complètement le côté artificiel et skier sur du plastique, ou même sur du sable ! Alors… a quand les premiers JO d'hiver dans le désert ?  
 
Pas un centimètre de neige n'est tombé sur le domaine skiable de la station de Yanqing ! Une région connue par ailleurs pour sa grande aridité. Les images sont stupéfiantes ! Le massif montagneux qui entoure la station de Yanqing, au nord-ouest de Pékin, où vont se dérouler les épreuves de ski alpin des Jeux Olympiques, est vierge de tout flocon. Pas un centimètre de neige naturelle à l'horizon ni à se mettre sous les spatules, rien !
 
Ainsi, pour la première fois de l’histoire des JO d’hiver, les épreuves se dérouleront sur une neige 100% artificielle. Au total pour ces Jeux 2022, près de deux millions de mètres cube d’eau ont été utilisés pour produire 1,2 million de mètres cubes de neige artificielle. Magie des canons à neige, qui projettent dans l'air froid des gouttelettes d'eau pour fabriquer des flocons garantis sur facture ! Il est à noter que les Chinois n'ont rien inventé, car la pratique a commencé aux Jeux de Lake Placid, aux Etats-Unis, en 1980, avant d'être industrialisée au tournant du XXIe siècle.

Ces Jeux olympiques de Pékin 2022, qui se sont ouvert ce vendredi 4 février, auront également la spécificité de se dérouler sous cloche, en raison des risques de reprise de l’épidémie de Covid-19 !
 
"L’organisation de cet événement sportif, dans de telles conditions climatiques, relance le débat des limites auxquelles peut être confronté le grand divertissement mondial qu’est devenu le sport ! Un débat auquel est déjà confrontée la prochaine Coupe du monde au Qatar. La planète vibre pour le sport, oui, mais à quel prix ?"

Éric.L

Le site olympique de Zhangjiakou (Chine). LINTAO ZHANG / GETTY IMAGES ASIAPAC

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 20 janvier 2022

L’abeille… Décrétée "grande cause nationale en 2022" !

L’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité le 7 octobre 2021 dernier : "L’ABEILLE GRANDE CAUSE NATIONALE 2022".

C’est suite à un constat alarmant dressé par les apiculteurs de France et les demandes nombreuses de prise en compte de « calamité apicole », après la saison 2021 chaotique qui ont poussé certains de nos élus à proposer une résolution de loi pour lutter contre le déclin des abeilles.
 
Pour l'année 2021, la production de miel se situerait entre 7000 et 9000 tonnes de miel à peine ! Un bien triste chiffre, qui se trouve être bien loin des belles années apicoles où l’on avoisinait les 35 voir les 40 000 tonnes de miel. Un triste constat également lorsque l’on sait que les Français consomment chaque année en France près de 40 000 tonnes de miel. Ce sont ainsi plus de 30 000 tonnes de miel importés et consommés chaque année en France dont il est difficile de vérifier à la fois l’origine et la qualité du miel !
 
Les abeilles font face depuis plusieurs décennies déjà à une addition de facteurs provoquant leur déclin. Parmi ces derniers : les pesticides, les infections parasitaires, les prédateurs comme le frelon asiatique, la monoculture qui appauvrit les ressources en nectars et le dérèglement climatique, responsable plus que jamais de la saison noire 2021. L’addition de ces facteurs est ainsi responsable d’un taux de mortalité des abeilles passé de 5% dans les années 90 à plus de 30% aujourd’hui ! Et comme si cela ne suffisait pas, en septembre dernier, trois scientifiques ont découvert à Marseille un nouveau prédateur : Le frelon asiatique oriental, de son nom savant « Vespa Orientalis Linnaeus ». Sa prolifération est mondiale : Moyen-Orient, Grèce, Italie… Il arrive aujourd’hui aux portes du territoire national. La filière est aux aguets. Après le frelon asiatique apparu en 2004, les apiculteurs redoutent maintenant ce nouveau prédateur.
 
C’est donc à la suite de cette saison apicole 2021 considérée comme « la pire année » par la filière, que des élus engagés ont souhaité faire porter la voix silencieuse des abeilles pour agir ou du moins réagir face au déclin grandissant des pollinisateurs.
 
"Cette proposition de résolution vise donc à lutter contre la disparition des abeilles et à soutenir l’apiculture française. L’avenir des abeilles et de l’apiculture mérite la plus grande attention et la mobilisation de tous. Il est de notre responsabilité de maintenir, pour les générations futures, une biodiversité à laquelle les abeilles contribuent de façon déterminante." Évoquait M. Robert THERRY dans la proposition de résolution.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34‑1 de la Constitution,
Vu l’article 136 de son Règlement,
Considérant que la disparition des abeilles en France est un drame écologique tendant à s’accélérer ces dernières années ;
Considérant l’urgence de prendre des mesures de lutte contre cette disparition ;
Considérant la menace que représentent les frelons asiatiques pour les abeilles et pour l’apiculture française ;
1. Invite le Gouvernement à déclarer la sauvegarde des abeilles « Grande cause nationale 2022 » ;
2. Encourage le Gouvernement à réfléchir à l’élaboration d’un plan national de lutte contre le frelon asiatique.
 
"Une nécessité autant écologique qu'économique… Car selon l’ONU, les abeilles à elles seules pollinisent 71 des 100 espèces cultivées, fournissant ainsi 90% des denrées alimentaires mondiales ! Et puis et surtout pourra-t-on continuer à manger du miel français ?"  

Éric.L


L’abeille décrétée grande cause nationale en 2022.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin