mardi 16 juin 2026

Le Carambar… Produit culte qui tient bon la barre !


Petit bâtonnet au goût et à la couleur caramel-chocolat, « empapilloté » de son papier jaune aux extrémités roses, le Carambar s’inscrit parmi ces friandises indémodables qui ont flatté les papilles des gourmands en culottes plus ou moins courtes. Il a amusé de ses blagues, devinettes, jeux de mots et rébus, écrits à l’intérieur de l’emballage, plusieurs générations ! Une chose n'a jamais changé depuis sa création, c’est son emballage ! Il a toujours été un mélange de couleurs jaune, fushia et rouge, couleurs chaudes. Le secret de cette réussite ? Peut-être de ne s'être jamais pris au sérieux. La preuve ? Celle inscrite sur un emballage : « Chéri, dis-moi ce que tu préfères : une femme jolie ou une femme intelligente ? Ni l'une ni l'autre, chérie, tu sais bien que je n'aime que toi ! ».


Un peu d’histoire…
Notre Carambar "national" est né en 1954, dans la chocolaterie Delespaul-Havez, à Marcq-en-Baroeul à  la périphérie de Lille. Il doit son goût inimitable à MM. Fauchille et Gallois. Une légende tenace raconte que le Carambar, un peu comme les bêtises de Cambrai, serait né d'une mauvaise manipulation, d'une machine qui se serait déréglée et qui aurait étiré anormalement un caramel. En réalité, sa création résulte d'une étude réalisée pendant l'après-guerre pour booster les ventes de chocolat de l'entreprise. L'idée était alors d'essayer de s'adresser aux enfants en leur proposant autre chose que les traditionnelles sucettes ! Un produit beau, bon et pas cher, pour que les enfants puissent l’acheter avec la monnaie qu’ils ont dans la poche. A l’origine, Carambar (association des mots caramel et barre), s’écrivait Caram’bar, avec une apostrophe. Ce n’est qu’en 1977, après s’être également appelé Super caram’bar, qu’il ne s’écrira plus qu’en un seul mot. Variable, au fil des générations, sa taille est revenue, en 1990, à celle des débuts : 7,5 centimètres pour un poids de 8 grammes. Principalement diffusé en France, il s’en écoule près d’un milliard d’unités chaque année ! Passé sous le giron de l’entreprise Danone, en 1980, le Carambar a été avalé par le britannique Cadbury en 1998, avant de devenir… américain (Cadbury ayant été racheté par le géant Kraft Foods en 2010). Mais depuis 2017, c'est le fonds français Eurazeo qui a repris la marque et l'a intégrée avec d'autres marques de confiserie au groupe "Carambar & Co". A noter que la marque a aussi très vite décliné le concept pour rester innovante : goût nougat, fruit, "Atomic"... Mais l'original, au caramel, représente toujours environ 25 % des ventes.
 
Les blagues Carambar ont fait la notoriété du bonbon et sont même devenues un type d'humour à part entière. Au début, les dix premières années après la création du bonbon, on pouvait collectionner les points imprimés à l'intérieur de l'emballage des Carambar pour gagner des cadeaux. Mais en 1969, les points sont remplacés par des devinettes et des charadas. Les fameuses blagues Carambar sont nées ! Toujours naïves, familiales et courtes, elles sont devenues très populaires.
 
Le saviez-vous ?
- A sa création, dans les années 1950, un Carambar coûtait cinq centimes de franc. Aujourd'hui, il est commercialisé au prix de 15 centimes d'euros, ce qui correspond à un peu moins d'un nouveau franc. En l'espace de 40 ans, son prix a été multiplié par près de 20.
- A sa naissance, le Carambar mesurait 6,2 cm pour 5,5 g... En 1972, il s’allonge. Sa taille passe à 10 cm pour 12 g. Puis il rétrécit en 1990 pour passer à 8 cm pour 8 g, sa taille actuelle.
- Vendue à un milliard d’unités par an.
- Mises bout à bout, les ventes représentent l’équivalent de soixante-dix mille kilomètres, près de deux fois le tour de la Terre !
- En 1993, un Carambar de 405 cm pour 212 kg établit un record.
- Il existe un cocktail à base de Carambar, la « Vodka Carambar » qui consiste en la dissolution de bonbons Carambar dans une bouteille de vodka. On trouve aussi une recette équivalente avec du rhum blanc.

" Produit culte, le Carambar traverse le temps en fidélisant aussi bien les générations d’hier, que celles de demain. Il fait le bonheur des enfants, mais aussi de ceux qui ne le sont plus… Et surtout des dentistes ! "

Éric.L


                 


            
                                

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin