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samedi 25 avril 2026

Château Gaillard… le paradis oublié de la Renaissance !

 Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !
Situé à Amboise dans le Val de Loire, ce Château Gaillard, paradis oublié de la Renaissance, voisin du Clos Lucé, mérite une visite à la fois pour son atmosphère feutrée et sa décoration opulente typique de la Renaissance et à la fois pour ses incroyables espaces verts. Le domaine s'étend sur 15 hectares et propose une déambulation odorante et apaisante. Véritable havre de paix, le Château Gaillard est l'un des incontournables de la ville d'Amboise. Il s’intègre également parfaitement dans un itinéraire de découverte des Châteaux de la Loire, permettant de prolonger l’excursion vers d’autres merveilles régionales. Je vous conseille de vous y attarder un moment pour profiter pleinement de son charme et de sa quiétude !

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !

Un peu d'histoire…

Revenant de la première guerre d’Italie en 1496 ou il fut ébloui par la beauté des monuments et jardins Italiens. Le Roi Charles VIII souhaita disposer d'une résidence comparable à proximité de son château d'Amboise. Accompagné par 22 artistes italiens dits ”Gens de Mestier“, il va fonder la première Renaissance française. Ce lieu, villégiature royale, plait aux trois Rois de la Renaissance Charles VIII, Louis XII, François 1er, mais aussi à leurs Reines Anne de Bretagne et Claude de France pour qui le génial moine napolitain crée la prune Reine Claude… 

D’illustres propriétaires du domaine se succèdent dans cette demeure. Après avoir été l'une des résidences de Charles VIII et d’Anne de Bretagne puis de Louis XII et de François Ier, Louis XII cède le domaine à Pacello da Mercogliano en 1505. Cession que ce dernier fera entériner par lettres patentes de François Ier, contre un bail annuel de 30 sols et un bouquet de fleurs d'orangers par an. Puis se succéderons René de Savoie, oncle de François 1er ; le cardinal Charles de Guise-Lorraine, l’homme le plus puissant d’Europe, qui y fait remanier la façade du Logis Royal en 1559. Marie Stuart, reine de France et d’Ecosse, vient y passer quelques semaines pendant sa lune de miel avec François II, Roi de France et fils de Catherine de Médicis ; René de Villequier grand chambellan et vice premier Ministre d’Henri III ; La famille Della Rovere ; André Malraux et Louise de Vilmorin. En 2011, Le château est sorti de son oubli par les propriétaires actuels qui ont entrepris d’immenses travaux pendant 5 ans pour sauver le domaine.

 
Carnet de visites…

Avant de partir à la découverte des magnifiques jardins, prenez le temps de découvrir la demeure. Chaque salle est étonnante et raconte une histoire, comme par exemple le Salon de la Licorne, axée autour de la légende de la Licorne d’Anne de Bretagne. Le domaine royal de Château-Gaillard consiste en un manoir du XVème siècle ou subsistent quelques éléments remarquables comme la Tour carrée défensive abritant l'escalier en vis ou la cour médiévale, édifiée sur une terrasse dégagée, dominant un parc d’une quinzaine d’hectares. Par son architecture générale conforme aux règles architectoniques des bâtiments français du XVe siècle, mais aussi à laquelle sont associées une ornementation intérieure et une façade de corps de logis sur terrasse intégrant les critères artistiques de la Renaissance italienne. Le Logis royal de Château-Gaillard présente une harmonieuse synthèse architecturale du Gothique international et de l'architecture de la Renaissance. Un palazzotto italien, qui incarne le rêve italien d’un jeune roi de France ! Le château est classé aux monuments historique en 1963 et 2023.

Le grand salon Charles VIII : 

C’était à l’époque la salle des banquets. Le plafond à la Française culmine à 5,50 mètres. Son décor est typique de la première Renaissance notamment la cheminée avec ses rinceaux Italiens. Le sol est carrelé de tomettes alternant terre de Sienne et kaolin. Deux portes sculptées sont ornées pour l’une de dragons et sirènes et pour l’autre de l'emblème de François Ier, à savoir une salamandre couronnée.

Le salon Louis XII :

Dans cette pièce l’emblème de Louis XII le porc-épic pour sa fameuse devise: "Qui s'y frotte s'y pique" est présent partout. La cheminée est ornée d’hermines emblème d’Anne de Bretagne et également de porcs-épics. On découvre également une table de changeur du XVIème siècle et une galerie d’illustres personnages qui ont marqué le domaine royal et qui raconte le règne de ce roi.

La salle à manger du cardinal Charles de Guise- Lorraine :

Cette pièce dispose d'une cheminée monumentale dont le linteau, porteur des armes du cardinal propriétaire des lieux, et le fronton de hotte sont richement ornés au goût de la Renaissance française, d’un décor fabuleux ! Angelots, grotesques, cornes d’abondances, mascarons, etc. Les jambages sont doublés de pilastres surmontés de chapiteaux d'ordre composite. Cette pièce abrita en 1559 les conciliabules entre Catherine de Médicis, le duc de Guise son frère, le cardinal et le jeune roi François II accompagné de son épouse Marie Stuart, visant à déjouer la conjuration d'Amboise initiée par les protestants. Les vitraux restaurés figurent des épisodes de la conjuration et un portrait du cardinal de Guise qui la réprima. Sur les murs se trouve 25 petites tapisseries illustrent des personnages de la commédia dell’arte.

Le cabinet de curiosités :

J’ai adoré ce cabinet rempli de curiosités plus stupéfiantes les unes que les autres, où sont exposés toutes sortes d'objets (flacons de parfum, cristaux, masque de la honte, météorite de plus de 4 millions d’années… etc.). Les cabinets de curiosités ou chambres des merveilles permettaient d’exposer des choses rares et à la Renaissance, le curieux et l’étrange fascinent. Avec ce type de cabinet on montrait sa richesse et son ouverture sur le monde. Les objets sont différenciés en quatre catégories : les naturalia, les artificialia, les exotica et les scientifica.

La cuisine :

Cette cuisine troglodytique date du XVIIème siècle, avec sa cheminée est creusée 25 mètres sous le coteau. L’imposante armoire est faite en bitume de Judée et ocre rouge sculpté. Le vase Ravello en majolique servait autrefois pour le vin.

Les vitraux :

Outre la décoration raffinée des lieux, le château Gaillard cache un véritable trésor de verre ! Prenez le temps d'admirer les vitraux polychromes en losange typique du style Vénitien. Ils ont été réalisés dans la tradition du XVIème siècle, soufflés à la bouche par des maîtres verriers. Sur chaque fenêtre à double meneaux on retrouve 36 couleurs, dont les illustrations chatoyantes sont différentes dans chaque salle ! Au total, ce sont 8000 losanges et 30 médaillons inspirés des enluminures du temps fort du château et de la ville.

Les jardins du Roy :

Les jardins Renaissance de Château Gaillard sont l'œuvre de Dom Pacello de Mercoliano (1453-1534), célèbre moine napolitain et maître jardiniste des rois de France, connu à l’époque comme le plus grand jardinier d’Europe. Une invitation à déambuler à travers les sept sentiers du Paradis en coteau. À explorer la forêt séculaire et à se rafraîchir à la source Gallo-Romaine, ou encore profitez des belvédères et de la vue imprenable sur les Jardins du Roy sous un angle nouveau ! L'un des éléments les plus marquants du jardin est l'ensemble de magnifiques parquets, dans un plan en croix, représentant les 4 fleuves du paradis (le vin, l'eau, le miel, le lait) autour de la fontaine dite de Jouvence. D'autres éléments remarquables composent le jardin comme le verger, la roseraie, le potager ou le pré avec des caprins. Outre la nature parfaitement structurée, vous aurez le loisir de découvrir d'autres surprises lors de votre promenade, comme de magnifiques statues de style antique, de jolis ponts, une source gallo-romaine, un pigeonnier du XVe siècle de 200 boulins, ou encore l'arche aux dauphins, rappelant l’existence d’un mur clôturant les jardins au XVIe siècle. Le domaine regorge également de trésors souterrains, comme la grotte olfactive ou la mystérieuse grotte du diable et bien d’autres surprises ! Les Jardins du Roy de Château Gaillard sont bien plus qu’un simple jardin. Ils sont une expérience initiatique et sensorielle, une plongée dans le paradis perdu de la Renaissance italo-française. 

L'orangerie royale :

Située en contrebas du Château, la découverte enivrante de l'Orangerie avec ses 200 citronniers et orangers, ne pourra que vous plaire! La porte de l’orangerie royale franchie, le parfum subtil des agrumes envoûte l’odorat. C'est Charles VIII qui a fait construire cette toute première orangerie royale. Dom Pacello de Mercogliano y acclimata les premiers orangers de France alors appelés “pommes d’or”. Au-delà du simple attrait ornemental, vous pourrez découvrir une cinquantaine de variétés s’épanouissant dans les serres et derrière les grandes verrières de l’orangerie qui surplombent les jardins. Un véritable conservatoire édifiant ! Vous pourrez vous repérer grâce aux différents cartels explicatifs des essences (bergamotier, pomelos, calamondin etc.) placés dans les pots en terre cuite. Découvrez ainsi  lors de votre déambulation quelque 200 arbres de cette collection : l’oranger vanille dont les écorces une fois confites ont un goût de vanille, l’oranger amer utilisé pour faire du vin mais aussi la Poire du Commandeur, la Pomme d’Adam, la Main de Bouddha ou encore le Citron Caviar…

Le mercoliano ou le comptoir des agrumes :

Avis aux gourmands et gourmets ! En fin de visite, il vous sera possible de faire vos emplettes au comptoir des agrumes, rebaptisé Mercoliano en hommage au moine Pacello. Vous pourrez déguster et acheter de nombreuses douceurs comme des confitures aux agrumes, de la gelée à la fleur d'oranger ou du vin d'orange… De quoi prolonger la visite sur une note gourmande !

Le domaine royal de Château-Gaillard a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques en 1963 pour sa chapelle et ses jardins situés devant le château. Au terme de cinq ans de restauration, le domaine a été ouvert au public en 2014. L'ensemble du domaine de Château-Gaillard est protégé au titre des monuments historiques en 2023.

“ Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire ! Ce domaine d'exception est un véritable joyau de la renaissance française ! Il vous fera entrer dans le sublime et il vous révélera une facette méconnue de ces années fondatrices de l’histoire de France ! ”

 Éric.L

Pour plus d'informations :

   

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 17 juin 2023

Le Clos Lucé… ou le manoir de Léonard de Vinci !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Située à 26 km de Tours et à 300 mètres du Château Royal d’Amboise, Le château du Clos Lucé (autrefois appelé manoir du Cloux) est l'un des châteaux de la Loire à visiter en Touraine. Conçu en 1471 comme un ancien fief relevant du château royal d’Amboise, de style gothique et renaissance. Installé au cœur d'un parc de sept hectares traversé par un petit affluent de la Loire, le château du Clos Lucé présente une charmante façade en briques roses et pierres blanches.
 
Le château du Clos Lucé fut la dernière demeure de Léonard de Vinci. En 1516. Le génie italien de la Renaissance accepte l’invitation du roi François Ier et s’installe en France, apportant dans ses bagages ses carnets et 3 de ses œuvres majeures (la Joconde, la sainte Anne et le Saint Jean Baptiste), conservées désormais au musée du Louvre. Il y vit les trois dernières années de sa vie, et se consacra à l’aboutissement de ses inventions. Le 2 mai 1519, il s’éteint dans sa chambre, et sera inhumé non loin de là, dans la chapelle Saint-Hubert du château royal d'Amboise.  
 
Cette vaste demeure, avec ses salles parée de briques rouges, vous entraînent dans la riche histoire du XVIème siècle ! Vous pourrez y voir deux superbes chambres (la chambre de Léonard, et la chambre de Marguerite de Navarre, la sœur du roi), la cuisine, la salle du conseil (où l'artiste reçoit ses hôtes de marque), mais aussi ses ateliers. On y trouve également une collection unique de ses inventions, disséminées dans plusieurs salles ainsi qu'un exceptionnel jardin !

Après la visite du château, découvrez un jardin italien Renaissance en terrasse, ses topiaires d’ifs, ses cyprès et ses parterres de roses Léonard de Vinci. Promenez-vous ensuite dans le parc à l’anglaise où se déploie le Parc Leonardo da Vinci. Un parcours paysager sur les pas de Léonard de Vinci ! Au fil d'une promenade initiatique,  découvrent les sources de l'inspiration de Léonard de Vinci. Grâce à 20 machines grandeur nature manipulables et 40 toiles géantes représentant des détails des tableaux de Léonard de Vinci, le visiteur est immergé au cœur de l'inspiration léonardienne.  
 
Un peu d'histoire…
L’épopée de cette demeure de briques roses et de pierres de tuffeau, bâtie sur des fondations gallo-romaines, commence sous le règne de Louis XI en 1471. Le roi offre le domaine du Cloux à son favori, Etienne le Loup, un ancien marmiton anobli. Il y construit le château du Cloux ainsi qu’un des plus beaux pigeonniers de France resté intact.

En 1490, le lieu est acheté par Charles VIII et devient alors la résidence de plaisance des rois de France. Il transforme la forteresse médiévale en château d’agrément et fait construire un oratoire, pur joyau de l’architecture gothique, pour son épouse la reine Anne de Bretagne. Au-dessus de la porte, La Vierge de lumière, « Virgo Lucis », aurait ensuite donné son nouveau nom au château du Clos Lucé.

En 1516, suite à l’invitation de François Ier, Léonard de Vinci arrive à Amboise. Le roi, passionné par son talent, le nomme « Premier peintre, ingénieur et architecte » et lui offre la jouissance du château du Clos Lucé. Léonard y séjourne les trois dernières années de sa vie.

À la fin du XVIIe siècle, le château du Cloux prend le nom de château du Clos Lucé. Il passe ensuite entre les mains de la famille d’Amboise qui le sauve de la destruction durant la Révolution française, puis entre en 1854 dans la famille Saint Bris. Le Clos Lucé est classé au patrimoine des monuments historiques en 1862 et s’ouvre au public en 1954. En 2017, des travaux de réaménagement sont entrepris afin de redonner au lieu une image la plus proche possible de ce qu’était le Clos Lucé à l’époque où y vivait Léonard de Vinci.
 
"Le Clos Lucé… un petit château de la Loire, mais mondialement connu ! Avec son parc culturel permettant de découvrir et comprendre les univers du maître italien. Une invitation à la promenade au milieu des paysages, des plantes et des cascades. Léonard de Vinci a tellement marqué l’histoire et l’atmosphère du Château du Clos Lucé qu’il en est naturellement devenu l’âme, bien que d’autres personnages illustres lui aient succédé !"

Éric.L

Le Clos Lucé, ou le manoir de Léonard de Vinci.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin



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lundi 1 mars 2021

Fougères-sur-Bièvre… Petite forteresse du terroir !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Situé à une quinzaine de kilomètres de Blois, au cœur du val de Loire, il représente bien le château fort tel que l'on se l'imagine avec ses remparts et son donjon ! Assez méconnu, il se distingue des grands châteaux de la Loire par une architecture sobre et puissante, mélangeant Moyen Âge et Renaissance ! Un beau château du XVe siècle, composé d’un donjon carré et d’un corps de logis Renaissance, il a été entièrement restauré et se visite dans sa totalité. Les différents styles qui se sont ajoutés au long des siècles (fronton gothique, galerie Louis XII, chapiteaux Renaissance) lui apportent sa grâce et sa puissance. Ses trois niveaux vous permettront de découvrir les imposantes charpentes de ce monument à vocation militaire !

Pour bien rappeler la vie parfois close du lieu, le jardin d'inspiration médiévale met l'accent sur l'art de cultiver et le pouvoir des plantes ! On y trouve ainsi, plantes aromatiques, condimentaires et médicinales qui accompagnent les plantes potagères, les arbres fruitiers et les fleurs, notamment la rose, fleur des rituels de beauté et d'amour ! Mais aussi des plantes tinctoriales, autrefois utilisées pour la fabrication des encres de couleurs nécessaires à la copie des manuscrits et pour la teinture des vêtements. La tonnelle du jardin offre une pause ombragée aux visiteurs. Tout au long de l'année, expositions temporaires, animations pédagogiques et festives rythment la vie du château. La boutique spécialisée dans le médiéval est accessible de l'extérieur. Les enfants ne sont pas oubliés avec un questionnaire jeu qui leur est réservé.

Un peu d'histoire...
En 1030, la seigneurie de Fougères appartient à un vassal du comte de Blois. Pendant la guerre de Cent Ans, le château tombe aux mains des Anglais qui l’abandonnent en 1429 en ruine.
En 1470, Pierre de Refuge, conseiller du Prince Charles d’Orléans et trésorier du roi Louis XI, fait du château une véritable petite forteresse. Vers 1510/1520, Jean de Villebresme, petit fils de Pierre de Refuge, modifie le château par un apport de décors de style Renaissance et d’une galerie couverte.
En 1789, le château est acquis par René Lambot, propriétaire du château voisin de Boissay, qui y installe une filature de 1812 à 1901. Classé Monument Historique en 1912, l’édifice devient propriété de l’État en 1932.

"Le château de Fougères nous offre l’image surprenante d’un petit château fort de la fin du Moyen Âge, se distinguant des grands châteaux de la Loire par l’absence de toute ostentation, malgré les divers embellissements apportés à la Renaissance !"

Éric.L 


            
                         Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

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lundi 29 avril 2019

Troussay… Un si joli camp de base !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Situé à Cheverny, à 3 km du château star de la commune, Troussay est le plus petit des châteaux de la Loire ! La construction de Troussay commence au milieu du XVe siècle et le premier propriétaire mentionné est Robert de Buggy seigneur des lieu et écuyer de François Ier. Ce joli château est un petit bijou de raffinement avec des éléments de décors suscitant un grand intérêt artistique et culturel ! Il est inscrit aux monuments historiques depuis janvier 2000.

La façade François Ier fait référence à l'architecture de Chambord tandis que la façade Louis XII évoque quant à elle la période de la Renaissance. Ce château est entièrement meublé par un mobilier d'époques, de styles et d'origines très différents, ou l’on peut y voir notamment… une grande armoire strasbourgeoise datant de 1700, un cabinet Louis XIII avec sa marqueterie de fleurs de jasmin. Ainsi que la porte de la chapelle en chêne massif, entièrement sculptée qui provient du château de Bury et qui date de la Renaissance.

Le château avec ses dépendances solognotes trônent dans un parc à l’anglaise qui est un havre de paix dans son écrin de verdure. Prenez le temps de vous y attarder ! De beaux individus vous y attendent. On y trouve marronnier rose, séquoia d’Amérique, sapin, ou encore un cèdre du Liban planté au XVIIIe siècle. Il est à noter également que l’on peut y voir dans la cour d'honneur, devant la façade François Ier, un des plus vieux houx de France ! Âgé de plusieurs centaines d’années, planté là selon la tradition solognote pour éloigner de ses piquants le mauvais sort !

"Le plus petit des châteaux de la Loire… mais pas le moins intéressant ! Une halte au château de Troussay permet de découvrir une demeure historique à taille humaine, qui allie l'allure artistique et raffinée des Châteaux de la Loire et l'atmosphère rurale du petit domaine de la Sologne d'antan !"

Éric.L 

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

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mercredi 6 juin 2018

Talcy… L'âme des poètes !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Le château de Talcy est un château Renaissance édifié au XVIe siècle, mais celui-ci conserve néanmoins, l’aspect d’un édifice de la fin du Moyen Âge. Situé à 25 km de Blois, sur la commune de Talcy, ce château, le plus excentré de tous, émerge des terres céréalières de la petite Beauce Blésoise. Sa vocation nourricière d'origine se retrouve dans son verger de collection planté il y a quelque vingt ans et son potager aux multiples espèces.

Entouré de 7 ha de jardins clos, ce domaine agricole fut aussi celui de la poésie au fil des siècles. Cassandre, la fille du premier propriétaire et lointaine aïeule d'Alfred de Musset, inspira au poète Ronsard les célèbres vers "Mignonne, allons voir si la rose... " Diane, sa nièce, fut la muse du jeune Agrippa d'Aubigné. Et Albert Stapfer, l'un des derniers propriétaires privé, fut, au XIXe, le premier traducteur de Goethe en français.

Le château a gardé son décor du XVIIIe siècle, ses appartements boisés abritent, entre autres merveilles parfaitement conservées, une suite de meubles du XVIIIe siècle estampillés par de grands ébénistes parisiens. Il est de plus agrémenté d’un délicat puits à colonnes et dans la basse-cour, d’un pressoir et d’un colombier parmi les plus remarquables de la région avec ses 1 500 boulins. Ce château a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques le 4 août 1908.

"Un beau petit château hors des sentiers populaire des châteaux de la Loire ! Il ne fait pas parti des plus célèbres… mais il en vaut tout autant le détour !"

Éric.L

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

vendredi 4 mai 2018

Villesavin… Gardien de Chambord !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

L'histoire de ce lieu est liée à celle de son prestigieux voisin… Le château de Chambord ! Situé seulement à quelques kilomètres de celui-ci  sur la commune de Tour-en-Sologne, dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. 

Durant la construction du château de Chambord, Jean le Breton, secrétaire des finances de François Ier, assure la conduite et les paiements des travaux. Il décide donc de vivre non loin du chantier et fit construire à Villesavin entre 1527 et 1537 (Seulement 10 ans ont fallu pour mettre sur pied cet imposant château ce qui relève d’une véritable prouesse pour l’époque) ce superbe édifice... Fleuron patrimonial de Tour-en-Sologne ! Un joyau de la Renaissance classé aux monuments historiques depuis 1928.

Ses façades font référence au château de Chambord et le style est inspiré de la Renaissance italienne. Les artisans florentins et français de Chambord ayant largement contribué au raffinement du décor orné de Villesavin, en particulier les frontons et les lucarnes ainsi que les peintures murales de la chapelle. Vous y trouverez également un colombier (symbole de la puissance à la Renaissance) et une vasque blanche en marbre de Carrare du XVIe siècle installée aujourd'hui dans la cour d'honneur.

C’est un domaine pour le moins original avec son élevage de baudets du Poitou, une race d'ânes à poil long en voie de disparition. Le château de Villesavin se démarque aussi par son musée du mariage, avec une collection unique de plus de 1500 objets, retraçant les coutumes et traditions du mariage en France de 1850 à 1950. A voir également une collection de voitures hippomobiles et de voitures d'enfants du XIXème. 

"Souvent oublié car situé entre Chambord et Cheverny, il mérite tout de même le détour ! Il est à noter également que ce château fut surnommé… la cabane de chantier de Chambord !"

Éric.L

Château de Villesavin
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

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mardi 24 avril 2018

Beauregard… En souvenir de François 1er !

Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Le château de Beauregard est situé en  Région Centre-Val de Loire, dans le Loir-et-Cher (41), à 20 mn de Chambord sur la commune de Cellettes. Au cœur du parc de Beauregard, ce château de la Loire datant du XVI ème siècle reste invisible depuis les routes ! En effet, il faudra prendre le chemin carrossable  avant d’arriver à l’accueil, puis une agréable marche de 5 minutes avant que ce pudique château, ne daigne enfin s’offrir a votre regard !

Ancien relais de chasse de François 1er, C’est Jean du Thier, secrétaire d’Etat aux Finances du roi Henri II qui entreprend des travaux. Il les confie à Jacques  Androuet du Cerceau dont le fils dessinera la fameuse place des Vosges et le château de Selles sur Cher, notamment. Une des principales curiosités de ce château, est une galerie de portraits d'illustres, Que l’on doit à Paul Ardier, ministre de Louis XIII, nouveau propriétaire du château de Beauregard. 327 au total, réalisés entre 1328 et 1643. Unique ! 

Autre intérêt, le parc paysager de 40 hectares du château de Beauregard, très arboré, nous réserve bien des surprises… un sentier du Savoir, un jardin Renaissance, chapelle du XIVe siècle avec son jardin planté de camélias, de rhododendrons et d’azalées. Labellisé "jardin remarquable", mais c'est également l'une des plus grandes roseraies du Val-de-Loire !

Éric.L

Beauregard, en souvenir de François 1er
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

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