samedi 25 avril 2026

Château Gaillard… le paradis oublié de la Renaissance !

 Dans l’ombre des grands châteaux, on les connaît peu ! Et pourtant… question histoire, architecture et jardins, ces petits châteaux ont (presque) tout des grands !

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !
Situé à Amboise dans le Val de Loire, ce Château Gaillard, paradis oublié de la Renaissance, voisin du Clos Lucé, mérite une visite à la fois pour son atmosphère feutrée et sa décoration opulente typique de la Renaissance et à la fois pour ses incroyables espaces verts. Le domaine s'étend sur 15 hectares et propose une déambulation odorante et apaisante. Véritable havre de paix, le Château Gaillard est l'un des incontournables de la ville d'Amboise. Il s’intègre également parfaitement dans un itinéraire de découverte des Châteaux de la Loire, permettant de prolonger l’excursion vers d’autres merveilles régionales. Je vous conseille de vous y attarder un moment pour profiter pleinement de son charme et de sa quiétude !

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !

Un peu d'histoire…

Revenant de la première guerre d’Italie en 1496 ou il fut ébloui par la beauté des monuments et jardins Italiens. Le Roi Charles VIII souhaita disposer d'une résidence comparable à proximité de son château d'Amboise. Accompagné par 22 artistes italiens dits ”Gens de Mestier“, il va fonder la première Renaissance française. Ce lieu, villégiature royale, plait aux trois Rois de la Renaissance Charles VIII, Louis XII, François 1er, mais aussi à leurs Reines Anne de Bretagne et Claude de France pour qui le génial moine napolitain crée la prune Reine Claude… 

D’illustres propriétaires du domaine se succèdent dans cette demeure. Après avoir été l'une des résidences de Charles VIII et d’Anne de Bretagne puis de Louis XII et de François Ier, Louis XII cède le domaine à Pacello da Mercogliano en 1505. Cession que ce dernier fera entériner par lettres patentes de François Ier, contre un bail annuel de 30 sols et un bouquet de fleurs d'orangers par an. Puis se succéderons René de Savoie, oncle de François 1er ; le cardinal Charles de Guise-Lorraine, l’homme le plus puissant d’Europe, qui y fait remanier la façade du Logis Royal en 1559. Marie Stuart, reine de France et d’Ecosse, vient y passer quelques semaines pendant sa lune de miel avec François II, Roi de France et fils de Catherine de Médicis ; René de Villequier grand chambellan et vice premier Ministre d’Henri III ; La famille Della Rovere ; André Malraux et Louise de Vilmorin. En 2011, Le château est sorti de son oubli par les propriétaires actuels qui ont entrepris d’immenses travaux pendant 5 ans pour sauver le domaine.

 
Carnet de visites…

Avant de partir à la découverte des magnifiques jardins, prenez le temps de découvrir la demeure. Chaque salle est étonnante et raconte une histoire, comme par exemple le Salon de la Licorne, axée autour de la légende de la Licorne d’Anne de Bretagne. Le domaine royal de Château-Gaillard consiste en un manoir du XVème siècle ou subsistent quelques éléments remarquables comme la Tour carrée défensive abritant l'escalier en vis ou la cour médiévale, édifiée sur une terrasse dégagée, dominant un parc d’une quinzaine d’hectares. Par son architecture générale conforme aux règles architectoniques des bâtiments français du XVe siècle, mais aussi à laquelle sont associées une ornementation intérieure et une façade de corps de logis sur terrasse intégrant les critères artistiques de la Renaissance italienne. Le Logis royal de Château-Gaillard présente une harmonieuse synthèse architecturale du Gothique international et de l'architecture de la Renaissance. Un palazzotto italien, qui incarne le rêve italien d’un jeune roi de France ! Le château est classé aux monuments historique en 1963 et 2023.

Le grand salon Charles VIII : 

C’était à l’époque la salle des banquets. Le plafond à la Française culmine à 5,50 mètres. Son décor est typique de la première Renaissance notamment la cheminée avec ses rinceaux Italiens. Le sol est carrelé de tomettes alternant terre de Sienne et kaolin. Deux portes sculptées sont ornées pour l’une de dragons et sirènes et pour l’autre de l'emblème de François Ier, à savoir une salamandre couronnée.

Le salon Louis XII :

Dans cette pièce l’emblème de Louis XII le porc-épic pour sa fameuse devise: "Qui s'y frotte s'y pique" est présent partout. La cheminée est ornée d’hermines emblème d’Anne de Bretagne et également de porcs-épics. On découvre également une table de changeur du XVIème siècle et une galerie d’illustres personnages qui ont marqué le domaine royal et qui raconte le règne de ce roi.

La salle à manger du cardinal Charles de Guise- Lorraine :

Cette pièce dispose d'une cheminée monumentale dont le linteau, porteur des armes du cardinal propriétaire des lieux, et le fronton de hotte sont richement ornés au goût de la Renaissance française, d’un décor fabuleux ! Angelots, grotesques, cornes d’abondances, mascarons, etc. Les jambages sont doublés de pilastres surmontés de chapiteaux d'ordre composite. Cette pièce abrita en 1559 les conciliabules entre Catherine de Médicis, le duc de Guise son frère, le cardinal et le jeune roi François II accompagné de son épouse Marie Stuart, visant à déjouer la conjuration d'Amboise initiée par les protestants. Les vitraux restaurés figurent des épisodes de la conjuration et un portrait du cardinal de Guise qui la réprima. Sur les murs se trouve 25 petites tapisseries illustrent des personnages de la commédia dell’arte.

Le cabinet de curiosités :

J’ai adoré ce cabinet rempli de curiosités plus stupéfiantes les unes que les autres, où sont exposés toutes sortes d'objets (flacons de parfum, cristaux, masque de la honte, météorite de plus de 4 millions d’années… etc.). Les cabinets de curiosités ou chambres des merveilles permettaient d’exposer des choses rares et à la Renaissance, le curieux et l’étrange fascinent. Avec ce type de cabinet on montrait sa richesse et son ouverture sur le monde. Les objets sont différenciés en quatre catégories : les naturalia, les artificialia, les exotica et les scientifica.

La cuisine :

Cette cuisine troglodytique date du XVIIème siècle, avec sa cheminée est creusée 25 mètres sous le coteau. L’imposante armoire est faite en bitume de Judée et ocre rouge sculpté. Le vase Ravello en majolique servait autrefois pour le vin.

Les vitraux :

Outre la décoration raffinée des lieux, le château Gaillard cache un véritable trésor de verre ! Prenez le temps d'admirer les vitraux polychromes en losange typique du style Vénitien. Ils ont été réalisés dans la tradition du XVIème siècle, soufflés à la bouche par des maîtres verriers. Sur chaque fenêtre à double meneaux on retrouve 36 couleurs, dont les illustrations chatoyantes sont différentes dans chaque salle ! Au total, ce sont 8000 losanges et 30 médaillons inspirés des enluminures du temps fort du château et de la ville.

Les jardins du Roy :

Les jardins Renaissance de Château Gaillard sont l'œuvre de Dom Pacello de Mercoliano (1453-1534), célèbre moine napolitain et maître jardiniste des rois de France, connu à l’époque comme le plus grand jardinier d’Europe. Une invitation à déambuler à travers les sept sentiers du Paradis en coteau. À explorer la forêt séculaire et à se rafraîchir à la source Gallo-Romaine, ou encore profitez des belvédères et de la vue imprenable sur les Jardins du Roy sous un angle nouveau ! L'un des éléments les plus marquants du jardin est l'ensemble de magnifiques parquets, dans un plan en croix, représentant les 4 fleuves du paradis (le vin, l'eau, le miel, le lait) autour de la fontaine dite de Jouvence. D'autres éléments remarquables composent le jardin comme le verger, la roseraie, le potager ou le pré avec des caprins. Outre la nature parfaitement structurée, vous aurez le loisir de découvrir d'autres surprises lors de votre promenade, comme de magnifiques statues de style antique, de jolis ponts, une source gallo-romaine, un pigeonnier du XVe siècle de 200 boulins, ou encore l'arche aux dauphins, rappelant l’existence d’un mur clôturant les jardins au XVIe siècle. Le domaine regorge également de trésors souterrains, comme la grotte olfactive ou la mystérieuse grotte du diable et bien d’autres surprises ! Les Jardins du Roy de Château Gaillard sont bien plus qu’un simple jardin. Ils sont une expérience initiatique et sensorielle, une plongée dans le paradis perdu de la Renaissance italo-française. 

L'orangerie royale :

Située en contrebas du Château, la découverte enivrante de l'Orangerie avec ses 200 citronniers et orangers, ne pourra que vous plaire! La porte de l’orangerie royale franchie, le parfum subtil des agrumes envoûte l’odorat. C'est Charles VIII qui a fait construire cette toute première orangerie royale. Dom Pacello de Mercogliano y acclimata les premiers orangers de France alors appelés pommes d’or. Au-delà du simple attrait ornemental, vous pourrez découvrir une cinquantaine de variétés s’épanouissant dans les serres et derrière les grandes verrières de l’orangerie qui surplombent les jardins. Un véritable conservatoire édifiant ! Vous pourrez vous repérer grâce aux différents cartels explicatifs des essences (bergamotier, pomelos, calamondin etc.) placés dans les pots en terre cuite. Découvrez ainsi  lors de votre déambulation quelque 200 arbres de cette collection : l’oranger vanille dont les écorces une fois confites ont un goût de vanille, l’oranger amer utilisé pour faire du vin mais aussi la Poire du Commandeur, la Pomme d’Adam, la Main de Bouddha ou encore le Citron Caviar…

Le mercoliano ou le comptoir des agrumes :

Avis aux gourmands et gourmets ! En fin de visite, il vous sera possible de faire vos emplettes au comptoir des agrumes, rebaptisé Mercoliano en hommage au moine Pacello. Vous pourrez déguster et acheter de nombreuses douceurs comme des confitures aux agrumes, de la gelée à la fleur d'oranger ou du vin d'orange… De quoi prolonger la visite sur une note gourmande !

Le domaine royal de Château-Gaillard a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques en 1963 pour sa chapelle et ses jardins situés devant le château. Au terme de cinq ans de restauration, le domaine a été ouvert au public en 2014. L'ensemble du domaine de Château-Gaillard est protégé au titre des monuments historiques en 2023.

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire ! Ce domaine d'exception est un véritable joyau de la renaissance française ! Il vous fera entrer dans le sublime et il vous révélera une facette méconnue de ces années fondatrices de l’histoire de France !

 Éric.L

Pour plus d'informations :

   

Amateurs de jardins et de Renaissance, ne faites pas l'impasse sur le Château Gaillard, le plus Italien des Châteaux de la Loire !

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

samedi 18 avril 2026

Nathalie Baye, étoile discrète du 7ème Art français nous a quittés !


La famille de Nathalie Baye a annoncé ce samedi 18 avril le décès de l’actrice française qui était âgée de 77 ans. Elle est décédée « ce vendredi soir à son domicile parisien de la maladie à corps de Lewy », peut-on lire dans le communiqué publié par ses proches

La comédienne avait commencé sa carrière dans les années 70, François Truffaut lui offrant son premier grand rôle dans La nuit américaine. Césarisée une première fois en 1981 pour son second rôle dans Sauve qui peut la vie de Jean-Luc Godard, elle a décroché trois autres récompenses : pour son second rôle dans Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre, sortie en 1981) et comme meilleure actrice dans La Balance (Bob Swaim, 1982) puis Le Petit Lieutenant (Xavier Beauvois, 2006). Discrète mais engagée, elle incarne une fidélité rare au cinéma d'auteur et aux rôles porteurs de sens. Sa dernière apparition à l'écran, en 2023, dans La Nuit du verre d'eau, confirme ce choix de rôles forts. 

En couple dans les années 70 avec l’acteur Philippe Léotard, elle a formé ensuite avec Johnny Hallyday l’un des couples les plus marquants des années 80. Durant leur idylle qui dura quatre ans, est née Laura Smet devenue elle aussi une actrice.

Sa carrière en chiffres : 51 Années de carrière ; 8 Récompenses ; 108 Films ; 5 Séries ; 17 Nominations ; 54,7 millions d’entrées ciné.

Genres de prédilection : Drame : 42 % ; Comédie dramatique : 26 % ; Comédie : 21 % ; Thriller : 11 %.

Sa filmographie.

Top films/séries.

Récompenses.

"L'annonce de son décès sonne comme la presque fin d'une époque, un demi-siècle de cinéma inscrit dans nos mémoires. Qui n'a pas en tête un film avec Nathalie Baye, que ce soit J'ai épousé une ombre ou sa présence lumineuse dans la série Dix pour cent ? "

Éric.L


           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mercredi 15 avril 2026

Chédigny… village classé Jardin remarquable !

Ne passez pas à côté de ce séduisant village odorant et coloré. Classé Jardin Remarquable, ce qui est unique en France pour un village.

Situé en Indre-et-Loire, dans la vallée de Loire, entre la cité royale de Loches et l'exceptionnel château de Chenonceau, se trouve le charmant village jardin de Chédigny. Ne passez pas à côté de ce séduisant village odorant et coloré. Classé Jardin Remarquable, ce qui est unique en France pour un village. Il détenait déjà "4 fleurs" et avait obtenu la "Fleur d’or", la plus haute distinction des "Villes et Villages fleuris" !

On compte près de 1000 rosiers, en grande majorité des rosiers anciens. Plusieurs centaines d’arbustes et des milliers de vivaces. A chaque printemps 1500 bulbes fleurissent. Chaque année une trentaine de rosiers sont plantés, des nouvelles plate bandes sont créées et s’épanouissent dans les rues du village métamorphosant ainsi celui-ci en jardin ! Nuage parfumé, Pénélope, Salet, Louise Odier, Ghislaine de Féligonde… Découvrez une fantastique collection de rosiers ! D’ailleurs, Chédigny est répertorié dans le guide européen des roseraies, édité par la Société Nationale d’Horticulture de France.

 
Carnet de visites…

- Flâner dans le Jardin du Curé.

Au cœur du village dans l’enceinte du presbytère, celui-ci a été ouvert à la visite en 2017. On y trouve un Jardin de curé, appelé aussi "Jardin du Presbytère". Ce jardin caché dans le village mérite qu'on le découvre ! Un lieu inspiré qui rassemble diverses variétés de plantes : médicinales, décoratives, aromatiques... Quel bonheur de s'asseoir à l’ombre des arbustes ou de marcher sous la nef végétale recouverte de rosiers grimpants et de fruitiers. Savourez tout simplement la douceur de vivre ! Conçu à l’image des jardins de curé du XVIIème siècle, ce jardin est clos de murs et couvre une surface de 2500 m2. Médicinal, décoratif mais encore aromatique, cet espace vert vous surprendra par ses différentes facettes. Après avoir traversé une nef de fleurs, vous pourrez arpenter un potager et ses multiples planches de légumes oubliés et savoureux, le jardin des simples avec son bassin. Puis à quelques pas et selon la saison, le verger vous tentera certainement avec ses branches lourdes de fruits mûrs. Vous n’y découvrirez pas moins d’une cinquantaine de variétés anciennes. Continuez votre exploration dans le jardin de la croix, le bosquet sacré, et le jardin liturgique qui évoquent l'ancienne vocation religieuse de l'endroit. 

- Découvrir La Vigne du Curé.

Faisant face au Jardin du Curé, la Vigne du Curé déploie de superbes rangées de plants depuis 2018. Témoin du passé viticole de Chédigny, l'ancien vignoble du presbytère et ses cépages de Chenin éveilleront l'imagination des amateurs de vin. Un panorama qui vaut le coup d'œil, d’un paysage typique de la région qui fait écho aux vignobles pleins de promesses qu'on croise le long de la route des vins de Loire! 

- Admirer l'Église Saint-Pierre-Es-Liens.

Au détour de rosiers en fleurs, vous découvrirez certainement la charmante Église Saint-Pierre-Es-Liens. Lovée au centre du village, elle se dresse avec sobriété au milieu des ruelles luxuriantes. Après avoir admiré son architecture extérieure et son joli clocher, vous apprécierez la fraîcheur de la nef. Les vitraux colorés attireront votre attention ainsi que les grandes voûtes de pierre typiques de la région.

- S'aventurer au lavoir.

Un peu plus loin dans le village, l'ancien lavoir vous plongera dans le passé! Témoin pittoresque d'une tradition millénaire, le point d'eau est dominé par une magnifique charpente en bois rénovée. Tendez l'oreille, vous entendrez peut-être le lointain écho des rires des lavandières !

- Découvrir le pressoir et ses expositions.

Un peu après le lavoir, le pressoir ne manquera pas de vous intriguer ! Cette ancienne pièce réservée à la presse du raisin s'est métamorphosée en salle d'exposition. La commune renouvelle régulièrement la programmation qui met à l'honneur des artistes de la région. Visitez cette pièce inédite, vous aurez peut-être un coup de cœur pour une œuvre d'art! Le lieu accueille aussi des animations et évènements au fil de l'été.

- Visiter des ateliers et des galeries d'artistes.

Au cours de votre visite de Chédigny, vous apercevrez, au détour de ruelles, des ateliers d'artiste. Le village abrite plusieurs ateliers qui peuvent se visiter. Photographie, peinture, sculpture et céramique. Il y en a pour toutes les disciplines et tous les goûts. Certains mettent en valeur le végétal de manière originale, de quoi être étonnés !

- S'imprégner de poésie.

À Chédigny, la poésie est partout! Elle imprègne les ruelles et les corolles des fleurs mais aussi les tuiles d'ardoise. Lors de votre visite, prêtez attention aux petits poèmes essaimés dans les jardins. Parsemant le village de mots roucoulants, ils embelliront votre échappée avec leurs rimes !

- Admirer l'Indrois et ses vertes rives.

Prolongez votre visite en contemplant le cours de l'Indrois, la petite rivière qui serpente près du village. Ses eaux vertes remuantes vous transporteront dans l'univers fluvial de la Vallée de la Loire. Vous pourrez apprécier la vue bucolique ! Les rives semblent aussi grouiller de vie. Ouvrez l'œil, vous apercevrez peut-être des spécimens de la faune locale. Chédigny possède également une prairie humide, classée Espace Naturel Sensible, qui constitue une réserve de biodiversité. Un sentier d’environ 1 km permet de découvrir la faune et la flore locale grâce à des panneaux informatifs.

Lors de vos promenades, ne manquez pas les balades florales organisées dans ce véritable jardin ouvert où les rosiers ont recouvert les façades des maisons et les trottoirs. C’est une expérience sensorielle et culturelle à vivre, où nature et patrimoine se rencontrent.

La question de savoir quand visiter le village se pose ! Bourg aux mille et-une fleurs certes, mais uniquement pendant la période de floraison. Pour profiter des rosiers et des plantes vivaces qui serpentent parmi les pierres des maisons, nous vous conseillons de prévoir une visite entre mai et juin. Bien qu'attirant plus de monde, c'est la période idéale pour admirer le village dans toute sa splendeur. Nous vous souhaitons de jolies promenades fleuries dans le superbe village de Chédigny ! Ce bourg labellisé Jardin remarquable n’a pas fini de vous surprendre…

"Premier village classé « Jardin Remarquable », Chédigny est un paradis pour les amateurs de roses. Un village exceptionnel où rosiers, arbustes et vivaces envahissent les rues pour le plus grand plaisir de ses habitants et des visiteurs. Cette métamorphose vous transporte dans une flânerie botanique éveillant tous vos sens ! "

Éric.L

Pour plus d'informations :  

   


Ne passez pas à côté de ce séduisant village odorant et coloré. Classé Jardin Remarquable, ce qui est unique en France pour un village.



           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

mercredi 8 avril 2026

La conjuration des imbéciles.

 La littérature… Une invitation à la lecture !

“L'œuvre littéraire sert de miroir au public. L'auteur s'y reflète et le lecteur y trouve son image.”
Jiang Zilong


La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, aux éditions 10-18.

Résumé : À trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans. Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. Mais c'est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre […]

Un Chef-d’œuvre de la littérature américaine, La Conjuration des imbéciles nous offre le génial portrait d'un Don Quichotte yankee inclassable, et culte. A contre-courant et à l'exact opposé du rêve américain, une merveille du politiquement incorrect et l’un des plus drôles de l'histoire littéraire américaine. Une lecture qui nous fait voir le monde à travers la réflexion « du bon goût, de la décence et de la théologie » valeurs sûres et définitives d'une civilisation qui se respecte.

Avec  La Conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole obtient le Prix Pulitzer en 1981.

Éric.L



           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

jeudi 2 avril 2026

60 millions de consommateurs… La fin programmée !

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

© (Dessin Thierry Jollet)









Le magazine emblématique créé en 1970, bien connu de nombreux français pour ses articles clairs et didactiques autour des droits des consommateurs, ayant apporté pendant des années, une information indépendante et essentielle pourrait cesser de paraître dans les prochaines semaines !

La loi de finances 2026 préparée par le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoyait la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) et la mise en vente de sa parution papier, 60 millions de consommateurs. En cause… une situation financière trop lourde. Et bien c’est chose faite ! Confirmée dans le budget 2026 et adopté après l’activation de l’article 49.3, acté par le Sénat. Le décret publié au Journal officiel dimanche dernier, confirme la liquidation de l’INC qui édite 60 Millions de consommateurs depuis 1970.

Ainsi après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 60 millions de consommateurs est publié par un établissement public et sous prétexte de faire des économies, on liquide le lanceur d'alerte et son magazine. D’autant plus que Le motif budgétaire n'est pas démontré par rapport à tout ce qu’apporte au débat public et aux Français 60 millions de consommateurs. Il ne vend pas l'information, il la diffuse ! Celui-ci a une mission d'intérêt général, qui a été décidée il y a plusieurs décennies et qui est toujours pertinente aujourd'hui. Une ultime capitulation face aux lobbies agroalimentaires, au prix de notre santé publique !  

En décembre dernier, près de 200 journalistes, d’élus, de personnalités politiques et de scientifiques avaient dénoncé  la « mise à mort » de 60 millions de consommateurs. La disparition d’un outil public d’information et de défense des consommateurs, dans une tribune dans Le Monde. Détruire un contre-pouvoir, c’est fragiliser la démocratie. De fait le mensuel s’est érigé en contre-pouvoir important, révélant dans ses nombreuses enquêtes des cas de fraude ou de scandales. La liquidation de l’INC devrait coûter 8 millions d’euros selon le gouvernement, plutôt 11 millions, rectifie la CFDT. À noter qu’après avoir connu une longue période de déficit, l’INC était redevenu positif en 2025, avec un bénéfice de 236 000 euros et un chiffre d’affaires de 11,9 millions d’euros. Concrètement, il n’était donc plus déficitaire au moment où le décret de sa dissolution a été signé.

Depuis bientôt soixante ans, 60 Millions de consommateurs fonctionne sans publicité, sans partenariats commerciaux et donc, sans aucun conflit d’intérêts, ce qui garantit son indépendance vis-à-vis des fabricants et des distributeurs. C’est cette indépendance totale qui lui a permis de révéler de nombreux scandales d’une ampleur extrême. Finis les tests comparatifs et autres articles indépendants, finies aussi les émissions d’information Consomag et L’instant conso, réalisées en partenariat avec les associations de consommateurs et diffusées sur France Télévisions. A l’heure où la consommation a pris une place essentielle dans la vie des français, c’est un sacré paradoxe ! D’autant plus que l’exécutif prétend lutter contre la désinformation, tout en coupant les vivres à l’un des rares acteurs capables de tenir tête aux géants du commerce mondial.  

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence !

                                                                                                                   









Retour sur 5 enquêtes qui ont fait bouger les choses, grâce à 60 millions de consommateurs.

Ø  En pleine crise du sida, des préservatifs défectueux : À la fin de l’année 1988, le mensuel qui s’appelle encore 50 Millions de consommateurs se penche sur 41 marques de préservatifs, en testant 50 échantillons de chacune. Parmi celles-ci, 23 présentaient une résistance insuffisante et une trop grande porosité. De quoi les rendre inefficaces pour protéger du VIH. Pourtant, plusieurs bénéficiaient de la certification NF. Cette révélation a entraîné le retrait du marché des modèles défectueux, mais aussi une amélioration de la norme NF et un contrôle plus rigoureux des fabricants. 

Ø  Des hausses de prix abusives dénoncées : De novembre 2007 à janvier 2008, les prix des yaourts, du lait UHT, des pâtes, des fromages, du beurre, des céréales, des biscottes, des pains de mie, du riz et du jambon se sont envolés de 5 % à 48 %. Des modifications tarifaires impossibles à justifier par la hausse des matières premières. Après les révélations du mensuel en mars 2008, le gouvernement de François Fillon s’était engagé à traquer les « abus » dans les prix en grandes surfaces. 

Ø  Des résidus toxiques détectés dans des produits d’hygiène : début 2016, 60 Millions de consommateurs disséquaient la composition de produits d’hygiène féminine. Le magazine a détecté des molécules indésirables dans onze références de tampons et de serviettes hygiéniques. Cinq de ces onze références étaient concernées par des résidus de substances potentiellement toxiques, notamment des traces de dioxines (polluants industriels), mais aussi du glyphosate ou encore des résidus d’insecticides. Quelques jours après ces révélations, la marque Organyc retirait 3 100 boîtes de protège-slips. Une semaine plus tard, la secrétaire d’État chargée de la consommation saisissait l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) et convoquait les professionnels du secteur. De nouvelles études ont été menées début 2017 sur des couches pour bébé. 60 Millions de consommateurs avait alors relevé la présence de résidus similaires (dioxines, glyphosate…). Là aussi, l’Anses avait été saisie. 

Ø  Révélation de frais bancaires illégaux : En septembre 2018, c’est le système bancaire qui passait sous la loupe de 60 Millions de consommateurs. Une enquête menée conjointement avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf) leur a permis de révéler que la Banque populaire et la Caisse d’épargne usaient d’un système de facturation illégal à l’encontre des clients en difficulté financière. Quelques heures après ces révélations, le ministre de l’économie d’alors, Bruno Le Maire, les jugeait « préoccupantes » et méritant d’être « tirées au clair ». Saisies, les autorités du secteur financier conduisaient dès le lendemain des contrôles au siège des deux banques. Le soir même, celles-ci annonçaient rétropédaler et modifier leurs pratiques. 

Ø  Alerte sur les poupées pédopornographiques : Très récemment, le magazine s’est illustré en tirant la sonnette d’alarme à propos de la vente de poupées à caractère pédopornographique sur le site chinois Shein. Alerté par une lectrice le 30 octobre 2025, le mensuel en a dénoncé la vente auprès de la Répression des fraudes (DGCCRF) dans la soirée du même jour. Deux jours après que le magazine s’en est fait l’écho, le procureur de la République avait été saisi et les poupées ont été retirées de la plateforme. Depuis lors, la justice a ouvert de nombreuses procédures contre des acheteurs de ces articles. 

" Une exécution discrète, presque bureaucratique… Perdre l'INC, et son magasine 60 millions de consommateurs, c'est laisser le consommateur un peu plus démuni face au marketing industriel. Tout le monde va en payer le prix. Sauf pour ceux qui ont pour objectif de maximiser leur profit en réduisant la qualité des produits. Ce n'est pas la première attaque, mais il semblerait que celle-ci soit la bonne ! "

Éric.L 

Après pas loin de soixante ans d’indépendance éditoriale totale, le célèbre magazine, créé pour défendre les droits des consommateurs face aux pouvoirs politiques et économiques tire sa référence ! 

           Posté par le p'tit rapporteur du Magarin

Posté par le p'tit rapporteur du Magarin