Petit bâtonnet au goût et à la couleur caramel-chocolat,
« empapilloté » de son papier jaune aux extrémités roses, le Carambar s’inscrit
parmi ces friandises indémodables qui ont flatté les papilles des gourmands en
culottes plus ou moins courtes. Il a amusé de ses blagues, devinettes, jeux de
mots et rébus, écrits à l’intérieur de l’emballage, plusieurs
générations ! Une chose n'a jamais changé depuis sa création, c’est son emballage !
Il a toujours été un mélange de couleurs jaune, fushia et rouge, couleurs
chaudes. Le secret de cette réussite ? Peut-être de ne s'être jamais pris au
sérieux. La preuve ? Celle inscrite sur un emballage : « Chéri, dis-moi ce
que tu préfères : une femme jolie ou une femme intelligente ? Ni l'une ni
l'autre, chérie, tu sais bien que je n'aime que toi ! ».
Notre Carambar "national" est né en 1954, dans la
chocolaterie Delespaul-Havez, à Marcq-en-Baroeul à la périphérie de Lille.
Il doit son goût inimitable à MM. Fauchille et Gallois. Une légende tenace
raconte que le Carambar, un peu comme les bêtises de Cambrai, serait né
d'une mauvaise manipulation, d'une machine qui se serait déréglée et qui aurait
étiré anormalement un caramel. En réalité, sa création résulte d'une étude
réalisée pendant l'après-guerre pour booster les ventes de chocolat de
l'entreprise. L'idée était alors d'essayer de s'adresser aux enfants en leur
proposant autre chose que les traditionnelles sucettes ! Un produit
beau, bon et pas cher, pour que les enfants puissent l’acheter avec la monnaie
qu’ils ont dans la poche. A l’origine, Carambar (association des mots caramel
et barre), s’écrivait Caram’bar, avec une apostrophe. Ce n’est qu’en 1977,
après s’être également appelé Super caram’bar, qu’il ne s’écrira plus qu’en un
seul mot. Variable, au fil des générations, sa taille est revenue, en 1990, à
celle des débuts : 7,5 centimètres pour un poids de 8 grammes. Principalement
diffusé en France, il s’en écoule près d’un milliard d’unités chaque année !
Passé sous le giron de l’entreprise Danone, en 1980, le Carambar a été avalé
par le britannique Cadbury en 1998, avant de devenir… américain (Cadbury ayant
été racheté par le géant Kraft Foods en 2010). Mais depuis 2017, c'est le fonds
français Eurazeo qui a repris la marque et l'a intégrée avec d'autres
marques de confiserie au groupe "Carambar & Co". A noter que la
marque a aussi très vite décliné le concept pour rester innovante : goût
nougat, fruit, "Atomic"... Mais l'original, au caramel, représente
toujours environ 25 % des ventes.
Les blagues Carambar ont fait la notoriété du bonbon et
sont même devenues un type d'humour à part entière. Au début, les dix premières
années après la création du bonbon, on pouvait collectionner les points
imprimés à l'intérieur de l'emballage des Carambar pour gagner des cadeaux.
Mais en 1969, les points sont remplacés par des devinettes et des charadas. Les
fameuses blagues Carambar sont nées ! Toujours naïves, familiales et courtes,
elles sont devenues très populaires.
Le saviez-vous ?
- A sa création, dans les années 1950, un Carambar
coûtait cinq centimes de franc. Aujourd'hui, il est commercialisé au prix de 15
centimes d'euros, ce qui correspond à un peu moins d'un nouveau franc. En
l'espace de 40 ans, son prix a été multiplié par près de 20.
- A sa naissance, le Carambar mesurait 6,2 cm
pour 5,5 g... En 1972, il s’allonge. Sa taille passe à 10 cm pour 12 g. Puis il
rétrécit en 1990 pour passer à 8 cm pour 8 g, sa taille actuelle.
- Vendue à un milliard d’unités par an.
- Mises bout à bout, les ventes représentent l’équivalent
de soixante-dix mille kilomètres, près de deux fois le tour de la Terre !
- En 1993, un Carambar de 405 cm pour 212 kg établit un
record.
- Il existe un cocktail à base de Carambar, la
« Vodka Carambar » qui consiste en la dissolution de bonbons Carambar
dans une bouteille de vodka. On trouve aussi une recette équivalente avec
du rhum blanc.
" Produit culte, le Carambar traverse le temps en fidélisant
aussi bien les générations d’hier, que celles de demain. Il fait le bonheur
des enfants, mais aussi de ceux qui ne le sont plus… Et surtout des dentistes ! "
Éric.L
Posté par le p'tit rapporteur du Magarin



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