vendredi 18 février 2022

La petite histoire… De la confiture !

La confiture, qui est aujourd’hui une gourmandise par excellence, était autrefois un mets de luxe ! Le sucre étant cher, on n’en mangeait pas une once par an, et on eût considéré comme pure folie d’employer cette denrée précieuse à la conservation des fruits qui n’avaient aucune valeur marchande.
 
Cependant, si nos lointains aïeux n’avaient pas le sucre, ils savaient tirer parti du miel et le mélanger agréablement aux fruits. Cette technique de conservation consistait, à conserver les fruits les plus fragiles tels que la fraise, l’abricot ou la mûre ! Il suffisait de les faire cuire dans du miel ou du vin de raisin pour pouvoir les conserver plus longtemps. 
 
La confiture que l’on connaît aujourd’hui, était appelée : “électuaire” qui provient du latin “eleucterium” qui signifie “médicaments à lécher”. Ce terme vient de la pharmacopée mésopotamienne et en fait donc un médicament (ancêtre de nos gélules actuelles). Très apprécié lors des grands banquets, les “électuraires” sont, à l’époque, considérés comme des produits de luxe. En 1555, Nostradamus publie le Traité des confitures. Cet ouvrage composé de 31 chapitres propose les conseils de préparation de la confiture, et différentes recettes. En tant que médecin, il propose également des recettes de confiture aux vertus curatives, comme la confiture de courge indiquée pour réduire la chaleur du foie. C’est lui qui évoque le principe du “50/50” (50% de fruits, 50% de sucre) pour réaliser une confiture parfaite ! 
 
Les confitures tenaient une place importante dans les menus de la table royale. Dans tous les repas d’apparat, on passait des marmelades et des confitures à la fin de chaque service. Ces confitures et ces marmelades, avec les pâtisseries diverses, composaient ce qu’on appelait le dormant, c’est-à-dire les plats qu’on mettait sur la table dès le début du repas. Ainsi, les convives avaient tout loisir de les contempler longuement et de s’en repaître la vue avant de les déguster !
 
Longtemps considérée comme un produit de luxe, la confiture se banalise au début du XIXème siècle, ce suite à la découverte du sucre de betterave. En effet, la betterave sucrée étant beaucoup moins chère et plus rapide à produire, c’est elle qui permet à la confiture de prendre son envol. De devenir le dessert familial par excellence, à tous les foyers, celui du pauvre comme du riche. La confiture ne se limite donc plus à la noblesse ! La fabrication familiale n’empêche pas l’industrie confiturière d’être prospère. Il y avait en France, avant la Première Guerre mondiale, des fabriques qui travaillaient de trois à cinq tonnes de fruits par jour.
 
"De nos jours, l’usage de la confiture est bien différent, ce n’est plus un médicament mais bel et bien un aliment « plaisir », que l’on mange volontiers au petit déjeuner ou au goûter, mais aussi pour assouvir les envies gourmandes… Quel délice !"

Éric.L 



Posté par le p'tit rapporteur du Magarin 




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